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3.6 • Les principales textures des roches métamorphiques
déformation finie. Notons qu’il n’y a généralement pas de liaison spatiale simple
entre ellipsoïde des contraintes et ellipsoïde de la déformation finie dans le cas de la
déformation ductile.
3.6 LES PRINCIPALES TEXTURES
DES ROCHES MÉTAMORPHIQUES
Le développement des textures (figure 3.7) est contrôlé par le régime de contraintes
et par la nature des minéraux des roches.
Les textures granoblastiques caractérisent les roches constituées pour l’essentiel
de minéraux dont les formes sont relativement régulières (quartz, feldspaths, grenat,
cordiérite, pyroxènes, olivine, carbonates, etc.). Lorsque les contraintes sont isotropes
ou faiblement anisotropes au cours de la recristallisation, ces textures sont proches
de l’arrangement idéal correspondant à la minimisation de l’énergie de surface, avec
des joints de grains à 120°. Les contraintes plus nettement anisotropes conduisent à
la croissance préférentielle des grains parallèlement à la schistosité et la texture
devient granoblastique orientée, l’orientation étant déterminée par la trace de la
schistosité sur le plan d’observation. Une déformation très accentuée (forte anisotropie
de contrainte) mène à des textures blastomylonitiques caractérisées par des néoblastes
de très petite taille parmi lesquels des porphyroclastes sont dispersés.
Les textures lépidoblastiques (de lepidos = écaille) sont caractéristiques des roches
très riches en minéraux phylliteux (chlorites et micas à habitus aplati) disposés
parallèlement à la schistosité. Les textures nématoblastiques (de nematos = aiguille)
sont caractéristiques des roches très riches en minéraux aciculaires (amphiboles,
sillimanite), dont l’orientation détermine souvent une linéation d’allongement.
L’association dans une même roche, à l’échelle centimétrique, de niveaux riches
en minéraux phylliteux ou aciculaires, et de niveaux riches en quartz et feldspaths,
détermine l’existence de textures mixtes, granolépidoblastiques et granonématoblastiques, extrêmement répandues dans les séries métamorphiques issues de la
recristallisation des pélites et des grauwackes.
Le terme porphyroblastique désigne toute texture caractérisée par le développement
de grands cristaux (porphyroblastes) généralement post-cinématiques. Le terme
porphyroclastique est utilisé pour décrire la présence de cristaux antécinématiques
déformés de grande taille (porphyroclastes).
La texture symplectitique (ou symplectique) est caractérisée par l’arrangement
des cristaux néoformés sous la forme de vermicules très fins imbriqués les uns dans
les autres (symplectites). Elle résulte de la transformation d’un minéral ou de minéraux
qui ne sont plus en équilibre et que l’on retrouve parfois, à l’état de relique, au sein
de la texture. En ce sens, elle a la même signification que la texture coronitique dans
laquelle les minéraux néoformés sont disposés en couronne autour et entre les minéraux
précoces réactionnels. L’évolution symplectique et la coronitisation caractérisent les
évolutions d’assemblages minéralogiques qui n’ont atteint, en principe, ni l’équilibre
thermodynamique, ni l’équilibre textural. Par la présence à la fois des minéraux
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