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3.4 • Structures et textures
à des mécanismes d’amincissement lithosphérique tardi-orogéniques, à la divergence
des plaques dans le rifting continental et surtout océanique (chapitre 15), et enfin à un
état thermique spécifique de la jeune Terre encore chaude à l’Archéen (paragraphe 17.2).
Ces différents types de gradients métamorphiques sont souvent superposés dans
une même région et parfois dans une même unité, comme cela peut être en particulier
déduit de la figure 3.1. Ainsi, d’importantes reliques d’éclogites sont connues dans
les domaines de moyenne pression des chaînes calédoniennes et hercyniennes, et même
dans des unités de basse pression. Des unités de gradient de moyenne pression
évoluent souvent régionalement vers les basses pressions et hautes températures.
Les différents gradients métamorphiques apparaissent donc comme autant d’étapes
successives au cours d’une même évolution orogénique, à l’échelle de la chaîne de
montagnes (paragraphe 17.1).
3.4 STRUCTURES ET TEXTURES
Ces deux mots sont parfois utilisés l’un pour l’autre : il faut reconnaître que la différence entre ces deux synonymes n’est pas grande ! La définition étymologique du
mot texture est : état d’une chose tissée tandis que celle de structure est : manière
dont un édifice est bâti. En pétrologie, la texture correspond à l’agencement des
minéraux à petite échelle au microscope, tandis que la structure est l’organisation
géométrique à plus grande échelle (échelle de l’échantillon ou de l’affleurement par
exemple). Dans les roches magmatiques, la texture est qualifiée de grenue ou microlitique, mais on parle de la structure litée d’un gabbro. Les roches métamorphiques
présentent aussi une texture, mais les géométries, telles que la schistosité ou la foliation, ont une origine « tectonique » : ces roches ont une (micro)structure foliée. La
texture d’une roche métamorphique résulte de recristallisations liées aux réactions
minéralogiques, mais aussi à de simples réarrangements texturaux, sans modification
de l’assemblage minéralogique.
3.4.1 La recristallisation dynamique
Ce type de recristallisation concerne les matériaux soumis à des contraintes anisotropes ; elle est le résultat de déformations tectoniques et s’accompagne, en général,
d’une diminution de la taille moyenne des cristaux (figure 3.5a). La déformation affecte,
en effet, les réseaux cristallographiques des grains (cristaux) qui accumulent ainsi
une énergie de déformation élastique par la multiplication de défauts (dislocations)
au sein des cristaux. La minimisation de cette énergie de déformation passe par
l’élimination des dislocations, qui se fait par migration et regroupement de celles-ci
le long de plans pour former des sous-grains, puis de néoblastes (nouveaux cristaux
à faible énergie élastique), aux dépens des cristaux déformés. Néanmoins, ces derniers
subsistent souvent partiellement ; ils constituent des clastes, ou porphyroclastes
lorsqu’ils conservent des dimensions importantes par rapport à celles des néoblastes
(figure 3.5a).
9782100522682-Nicollet.fm Page 37 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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3.4 • Structures et textures
à des mécanismes d’amincissement lithosphérique tardi-orogéniques, à la divergence
des plaques dans le rifting continental et surtout océanique (chapitre 15), et enfin à un
état thermique spécifique de la jeune Terre encore chaude à l’Archéen (paragraphe 17.2).
Ces différents types de gradients métamorphiques sont souvent superposés dans
une même région et parfois dans une même unité, comme cela peut être en particulier
déduit de la figure 3.1. Ainsi, d’importantes reliques d’éclogites sont connues dans
les domaines de moyenne pression des chaînes calédoniennes et hercyniennes, et même
dans des unités de basse pression. Des unités de gradient de moyenne pression
évoluent souvent régionalement vers les basses pressions et hautes températures.
Les différents gradients métamorphiques apparaissent donc comme autant d’étapes
successives au cours d’une même évolution orogénique, à l’échelle de la chaîne de
montagnes (paragraphe 17.1).
3.4 STRUCTURES ET TEXTURES
Ces deux mots sont parfois utilisés l’un pour l’autre : il faut reconnaître que la différence entre ces deux synonymes n’est pas grande ! La définition étymologique du
mot texture est : état d’une chose tissée tandis que celle de structure est : manière
dont un édifice est bâti. En pétrologie, la texture correspond à l’agencement des
minéraux à petite échelle au microscope, tandis que la structure est l’organisation
géométrique à plus grande échelle (échelle de l’échantillon ou de l’affleurement par
exemple). Dans les roches magmatiques, la texture est qualifiée de grenue ou microlitique, mais on parle de la structure litée d’un gabbro. Les roches métamorphiques
présentent aussi une texture, mais les géométries, telles que la schistosité ou la foliation, ont une origine « tectonique » : ces roches ont une (micro)structure foliée. La
texture d’une roche métamorphique résulte de recristallisations liées aux réactions
minéralogiques, mais aussi à de simples réarrangements texturaux, sans modification
de l’assemblage minéralogique.
3.4.1 La recristallisation dynamique
Ce type de recristallisation concerne les matériaux soumis à des contraintes anisotropes ; elle est le résultat de déformations tectoniques et s’accompagne, en général,
d’une diminution de la taille moyenne des cristaux (figure 3.5a). La déformation affecte,
en effet, les réseaux cristallographiques des grains (cristaux) qui accumulent ainsi
une énergie de déformation élastique par la multiplication de défauts (dislocations)
au sein des cristaux. La minimisation de cette énergie de déformation passe par
l’élimination des dislocations, qui se fait par migration et regroupement de celles-ci
le long de plans pour former des sous-grains, puis de néoblastes (nouveaux cristaux
à faible énergie élastique), aux dépens des cristaux déformés. Néanmoins, ces derniers
subsistent souvent partiellement ; ils constituent des clastes, ou porphyroclastes
lorsqu’ils conservent des dimensions importantes par rapport à celles des néoblastes
(figure 3.5a).
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