Chapitre 3 • Roches métamorphiques : localisation, textures, structures…
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La cause des variations des paramètres P et/ou T est explicite dans le cas des
métamorphismes locaux. Le métamorphisme de contact se développe à proximité
immédiate d’une intrusion magmatique : la cause majeure de la recristallisation
métamorphique est la chaleur fournie par l’intrusion qui diffuse dans les roches
encaissantes. Ce métamorphisme est aussi qualifié de métamorphisme thermique.
Nous l’étudierons au chapitre 11. Le métamorphisme dynamique se localise dans
des zones étroites de failles et de base de nappes de charriages où la déformation est
très intense ainsi que les sites d’impact de météorites. On parle, dans ce dernier cas,
de métamorphisme de choc ou d’impact. L’impact de grosses météorites à la surface
du globe provoque une augmentation considérable de P et T pendant un temps très
bref. S’il est, fort heureusement, rare à l’heure actuelle, le métamorphisme de choc a
joué un rôle important sur l’origine de la croûte terrestre primitive à l’Hadéen,
pendant la période de l’intense bombardement météorique qui a conclu l’accrétion
du système solaire (3,9 milliards d’années). Nous n’étudierons pas le métamorphisme
dynamique dans le cadre de cet ouvrage. Signalons toutefois, en France, le site
d’impact de Rochechouart, en Haute-Vienne : la chute d’une météorite de 2 km de
diamètre, il y a 200 Ma, est responsable d’un cratère d’environ 20 km de diamètre.
Dans le cas du métamorphisme régional, les variations de la T et P sont dues aux
sources de chaleur interne du globe. Toutes les régions du globe montrant des
perturbations du géotherme sont favorables à la recristallisation métamorphique : les
zones orogéniques, la lithosphère océanique, mais aussi le manteau convectif. L’étude
du métamorphisme régional permet de déchiffrer ces perturbations thermiques dans
le globe, ce qui constitue un préalable indispensable pour faire l’interprétation
géodynamique d’une région. Comme l’indique le titre de cet ouvrage, nous nous
intéressons à la signification géodynamique du métamorphisme : c’est pourquoi nous
traiterons principalement des métamorphismes régionaux affectant la lithosphère.
Toutefois, le métamorphisme d’enfouissement, qui est également un métamorphisme
d’extension régionale, n’est pas traité dans cet ouvrage.
3.1.2 Répartition des roches métamorphiques
à la surface du globe
Pour se faire une idée de la répartition des roches métamorphiques à la surface de la
Terre, observons la répartition des affleurements de ces roches en France (figure 3.1).
Celles-ci se répartissent sur une surface non négligeable de notre pays et sont localisées
dans le Massif central, en Bretagne-Vendée, dans les Pyrénées, dans les Alpes, dans
les Vosges, en Corse. Elles sont souvent associées à des granites. Elles sont associées
à deux orogenèses principales : l’orogenèse hercynienne paléozoïque et l’orogenèse
alpine cénozoïque. D’autre part, elles se retrouvent sous les quelques centaines à quelques milliers de mètres d’épaisseur de la couverture des grands bassins sédimentaires.
Une telle répartition est en accord avec le fait que les zones orogéniques sont des
sites où les P et T sont perturbées (anomalies thermiques) et sont donc favorables à
la formation des roches métamorphiques. De plus, l’exhumation de ces roches
profondes est favorisée dans les zones crustales épaisses, en déséquilibre gravitaire,
9782100522682-Nicollet.fm Page 28 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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La cause des variations des paramètres P et/ou T est explicite dans le cas des
métamorphismes locaux. Le métamorphisme de contact se développe à proximité
immédiate d’une intrusion magmatique : la cause majeure de la recristallisation
métamorphique est la chaleur fournie par l’intrusion qui diffuse dans les roches
encaissantes. Ce métamorphisme est aussi qualifié de métamorphisme thermique.
Nous l’étudierons au chapitre 11. Le métamorphisme dynamique se localise dans
des zones étroites de failles et de base de nappes de charriages où la déformation est
très intense ainsi que les sites d’impact de météorites. On parle, dans ce dernier cas,
de métamorphisme de choc ou d’impact. L’impact de grosses météorites à la surface
du globe provoque une augmentation considérable de P et T pendant un temps très
bref. S’il est, fort heureusement, rare à l’heure actuelle, le métamorphisme de choc a
joué un rôle important sur l’origine de la croûte terrestre primitive à l’Hadéen,
pendant la période de l’intense bombardement météorique qui a conclu l’accrétion
du système solaire (3,9 milliards d’années). Nous n’étudierons pas le métamorphisme
dynamique dans le cadre de cet ouvrage. Signalons toutefois, en France, le site
d’impact de Rochechouart, en Haute-Vienne : la chute d’une météorite de 2 km de
diamètre, il y a 200 Ma, est responsable d’un cratère d’environ 20 km de diamètre.
Dans le cas du métamorphisme régional, les variations de la T et P sont dues aux
sources de chaleur interne du globe. Toutes les régions du globe montrant des
perturbations du géotherme sont favorables à la recristallisation métamorphique : les
zones orogéniques, la lithosphère océanique, mais aussi le manteau convectif. L’étude
du métamorphisme régional permet de déchiffrer ces perturbations thermiques dans
le globe, ce qui constitue un préalable indispensable pour faire l’interprétation
géodynamique d’une région. Comme l’indique le titre de cet ouvrage, nous nous
intéressons à la signification géodynamique du métamorphisme : c’est pourquoi nous
traiterons principalement des métamorphismes régionaux affectant la lithosphère.
Toutefois, le métamorphisme d’enfouissement, qui est également un métamorphisme
d’extension régionale, n’est pas traité dans cet ouvrage.
3.1.2 Répartition des roches métamorphiques
à la surface du globe
Pour se faire une idée de la répartition des roches métamorphiques à la surface de la
Terre, observons la répartition des affleurements de ces roches en France (figure 3.1).
Celles-ci se répartissent sur une surface non négligeable de notre pays et sont localisées
dans le Massif central, en Bretagne-Vendée, dans les Pyrénées, dans les Alpes, dans
les Vosges, en Corse. Elles sont souvent associées à des granites. Elles sont associées
à deux orogenèses principales : l’orogenèse hercynienne paléozoïque et l’orogenèse
alpine cénozoïque. D’autre part, elles se retrouvent sous les quelques centaines à quelques milliers de mètres d’épaisseur de la couverture des grands bassins sédimentaires.
Une telle répartition est en accord avec le fait que les zones orogéniques sont des
sites où les P et T sont perturbées (anomalies thermiques) et sont donc favorables à
la formation des roches métamorphiques. De plus, l’exhumation de ces roches
profondes est favorisée dans les zones crustales épaisses, en déséquilibre gravitaire,
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