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Solutions
alumineuse ou peu alumineuse. Les métapélites et gneiss du dôme du Lévezou (et de
bien d’autres régions de la chaîne hercynienne et ailleurs) dérivent de séries grésopélitiques peu alumineuses. Il en est de même de la rareté des autres phases alumineuses,
disthène et staurotide, généralement absentes du faciès Schistes verts.
Le chloritoïde peut exister dans les roches peu alumineuses, dans l’intervalle étroit
entre les réactions (2) et (4) du diagramme T2, mais seulement dans les roches riches
en fer. Dans le faciès Schistes verts, les métapélites alumineuses sont des roches
relativement claires, car elles ne contiennent pas de biotite ; avec les nombreuses phases
alumineuses, elles sont d’excellents marqueurs du métamorphisme dans ce faciès
métamorphique, comme l’indiquent les nombreuses réactions sur le diagramme PT.
Malheureusement, elles ne sont pas très abondantes !
Cet exercice est l’occasion de bien insister sur la signification précise (et les
précautions d’emploi) d’un « minéral index » et d’un « isograde d’apparition ou de
disparition » d’un minéral. Il est souhaitable d’identifier la « réaction isograde »
responsable de l’apparition (ou disparition) d’un minéral index.
1.2 a) Les observations pétrographiques suggèrent, selon le cas, la réalisation des
réactions : Cpx + Grt (+ Qtz) = Hbl + Pl ou Opx + Pl qui font passer les roches du
domaine du faciès des Éclogites à celui des Amphibolites et Granulites respectivement.
Cinq réactions portant le nom de chaque phase gravitent autour du point invariant.
La réaction (Hbl) ne fait pas intervenir cette phase. Les deux lignes de liaison Cpx-Grt
et Opx-Pl se coupent (figure 13.14), indiquant que la réaction est :
(Hbl) Cpx + Grt = Opx + Pl
L’approche graphique ne permet pas de placer le quartz dans cette réaction ; pour
équilibrer chimiquement celle-ci (à l’aide des formules structurales données), il faut
placer le quartz avec le Cpx et Grt. Dans le cas de la réaction (Pl), aucune ligne
de liaison ne se croise et l’amphibole est à l’intérieur du triangle Cpx-Grt-Opx
(figure 13.14) : la réaction (Pl) s’écrit :
(Pl) Cpx + Grt + Opx = Hbl
Cette réaction suppose l’intervention d’une phase vapeur d’eau et du quartz qui se
placent du côté des minéraux anhydres de la réaction.
De la même manière, on écrit les trois autres réactions :
(Grt) : Opx + Cpx + Pl + V = Hbl
(Opx) : Cpx + Grt+ Qtz + V = Hbl + Pl
(Cpx) : Hbl + Grt + Qtz = Opx + Pl + V
En appliquant la règle illustrée par la figure 7.1, il est aisé de compléter le
diagramme PT du point invariant (figure 13.14). Les réactions (Opx), (Hbl) et (Grt)
sont les réactions isogrades des faciès Éclogites, Amphibolites et Granulites. Ces
réactions sont continues.
9782100522682-Nicollet.fm Page 197 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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alumineuse ou peu alumineuse. Les métapélites et gneiss du dôme du Lévezou (et de
bien d’autres régions de la chaîne hercynienne et ailleurs) dérivent de séries grésopélitiques peu alumineuses. Il en est de même de la rareté des autres phases alumineuses,
disthène et staurotide, généralement absentes du faciès Schistes verts.
Le chloritoïde peut exister dans les roches peu alumineuses, dans l’intervalle étroit
entre les réactions (2) et (4) du diagramme T2, mais seulement dans les roches riches
en fer. Dans le faciès Schistes verts, les métapélites alumineuses sont des roches
relativement claires, car elles ne contiennent pas de biotite ; avec les nombreuses phases
alumineuses, elles sont d’excellents marqueurs du métamorphisme dans ce faciès
métamorphique, comme l’indiquent les nombreuses réactions sur le diagramme PT.
Malheureusement, elles ne sont pas très abondantes !
Cet exercice est l’occasion de bien insister sur la signification précise (et les
précautions d’emploi) d’un « minéral index » et d’un « isograde d’apparition ou de
disparition » d’un minéral. Il est souhaitable d’identifier la « réaction isograde »
responsable de l’apparition (ou disparition) d’un minéral index.
1.2 a) Les observations pétrographiques suggèrent, selon le cas, la réalisation des
réactions : Cpx + Grt (+ Qtz) = Hbl + Pl ou Opx + Pl qui font passer les roches du
domaine du faciès des Éclogites à celui des Amphibolites et Granulites respectivement.
Cinq réactions portant le nom de chaque phase gravitent autour du point invariant.
La réaction (Hbl) ne fait pas intervenir cette phase. Les deux lignes de liaison Cpx-Grt
et Opx-Pl se coupent (figure 13.14), indiquant que la réaction est :
(Hbl) Cpx + Grt = Opx + Pl
L’approche graphique ne permet pas de placer le quartz dans cette réaction ; pour
équilibrer chimiquement celle-ci (à l’aide des formules structurales données), il faut
placer le quartz avec le Cpx et Grt. Dans le cas de la réaction (Pl), aucune ligne
de liaison ne se croise et l’amphibole est à l’intérieur du triangle Cpx-Grt-Opx
(figure 13.14) : la réaction (Pl) s’écrit :
(Pl) Cpx + Grt + Opx = Hbl
Cette réaction suppose l’intervention d’une phase vapeur d’eau et du quartz qui se
placent du côté des minéraux anhydres de la réaction.
De la même manière, on écrit les trois autres réactions :
(Grt) : Opx + Cpx + Pl + V = Hbl
(Opx) : Cpx + Grt+ Qtz + V = Hbl + Pl
(Cpx) : Hbl + Grt + Qtz = Opx + Pl + V
En appliquant la règle illustrée par la figure 7.1, il est aisé de compléter le
diagramme PT du point invariant (figure 13.14). Les réactions (Opx), (Hbl) et (Grt)
sont les réactions isogrades des faciès Éclogites, Amphibolites et Granulites. Ces
réactions sont continues.
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