Chapitre 13 • Le métamorphisme de moyenne pression-haute température
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Rutile, mica blanc, amphibole, apatite, pyrite sont des minéraux accessoires possibles.
Ces paragenèses de haute pression indiquent généralement des pressions entre 1,5 et
2 GPa pour des températures entre 600 et 800 °C. Ces températures varient d’une
région à l’autre. L’extrême rareté des roches du faciès Schistes bleus est remarquable.
Dans le Massif armoricain, l’île de Groix et son prolongement au bois de Cené, en
Vendée sont un cas exceptionnel d’affleurement d’une surface conséquente de quelques centaines de kilomètres carrés de roches dans les conditions du faciès Schistes
bleus. Dans le Rouergue, une éclogite à rares reliques de glaucophane est signalée à
Najac. Dans les monts du Lyonnais, la présence rare de coésite en inclusions dans le
grenat d’une éclogite indique des pressions minimales de 2,8 GPa (Lardeaux et al.,
2001). Ces roches sont préservées au sein de blocs dispersés par boudinage dans leur
encaissant métapélitique (figure 13.6). Elles montrent tous les stades de recristallisation
jusqu’aux conditions du faciès des Amphibolites. Dans certains cas, dans les régions
où la température du stade HP est la plus élevée (700-800 °C), comme dans l’ouest
du Massif central, cette rétromorphose passe par le domaine du faciès des Granulites.
La figure 13.6 illustre cette évolution minéralogique qui est interprétée, en terme
d’évolution pression-température, sur la figure 13.7.
Au début de la rétromorphose des éclogites, l’omphacite se transforme en une
symplectite constituée de plagioclase sodique et de clinopyroxène (figure 13.5) : la
composante jadéitique (pôle pur sodique du clinopyroxène) de l’omphacite se déstabilise en albite au cours de la réaction Jd + Qtz = Ab (figures 6.4 et 12.1). Dans les
éclogites et les granulites, le clinopyroxène est séparé du grenat par une couronne
bi-minérale qui est, selon le cas, formée d’orthopyroxène + plagioclase ou hornblende
+ plagioclase (figure 13.6) qui suppose l’intervention des réactions :
Cpx + Grt + Qtz = Opx + Pl
et
Cpx + Grt + Qtz + V = Hbl + Pl
qui font passer respectivement du faciès Éclogite/Granulite de HP au faciès Granulite
de BP et du faciès Éclogite/Granulite de HP au faciès Amphibolite. Compte tenu de
Figure 13.5 – Symplectite
de déstabilisation de l’omphacite
dans une éclogite.
Au début de la décompression, l’omphacite, clinopyroxène sodique des éclogites,
s’entoure d’une symplectite constituée
de bourgeons de clinopyroxène et de
plagioclase albitique. Microphotographie
en lumière polarisée non analysée ; le
segment blanc mesure 0,5 mm.
9782100522682-Nicollet.fm Page 184 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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Rutile, mica blanc, amphibole, apatite, pyrite sont des minéraux accessoires possibles.
Ces paragenèses de haute pression indiquent généralement des pressions entre 1,5 et
2 GPa pour des températures entre 600 et 800 °C. Ces températures varient d’une
région à l’autre. L’extrême rareté des roches du faciès Schistes bleus est remarquable.
Dans le Massif armoricain, l’île de Groix et son prolongement au bois de Cené, en
Vendée sont un cas exceptionnel d’affleurement d’une surface conséquente de quelques centaines de kilomètres carrés de roches dans les conditions du faciès Schistes
bleus. Dans le Rouergue, une éclogite à rares reliques de glaucophane est signalée à
Najac. Dans les monts du Lyonnais, la présence rare de coésite en inclusions dans le
grenat d’une éclogite indique des pressions minimales de 2,8 GPa (Lardeaux et al.,
2001). Ces roches sont préservées au sein de blocs dispersés par boudinage dans leur
encaissant métapélitique (figure 13.6). Elles montrent tous les stades de recristallisation
jusqu’aux conditions du faciès des Amphibolites. Dans certains cas, dans les régions
où la température du stade HP est la plus élevée (700-800 °C), comme dans l’ouest
du Massif central, cette rétromorphose passe par le domaine du faciès des Granulites.
La figure 13.6 illustre cette évolution minéralogique qui est interprétée, en terme
d’évolution pression-température, sur la figure 13.7.
Au début de la rétromorphose des éclogites, l’omphacite se transforme en une
symplectite constituée de plagioclase sodique et de clinopyroxène (figure 13.5) : la
composante jadéitique (pôle pur sodique du clinopyroxène) de l’omphacite se déstabilise en albite au cours de la réaction Jd + Qtz = Ab (figures 6.4 et 12.1). Dans les
éclogites et les granulites, le clinopyroxène est séparé du grenat par une couronne
bi-minérale qui est, selon le cas, formée d’orthopyroxène + plagioclase ou hornblende
+ plagioclase (figure 13.6) qui suppose l’intervention des réactions :
Cpx + Grt + Qtz = Opx + Pl
et
Cpx + Grt + Qtz + V = Hbl + Pl
qui font passer respectivement du faciès Éclogite/Granulite de HP au faciès Granulite
de BP et du faciès Éclogite/Granulite de HP au faciès Amphibolite. Compte tenu de
Figure 13.5 – Symplectite
de déstabilisation de l’omphacite
dans une éclogite.
Au début de la décompression, l’omphacite, clinopyroxène sodique des éclogites,
s’entoure d’une symplectite constituée
de bourgeons de clinopyroxène et de
plagioclase albitique. Microphotographie
en lumière polarisée non analysée ; le
segment blanc mesure 0,5 mm.
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