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11.1 • L’auréole de contact de l’intrusion de Ballachulish
Le massif de Ballachulish, sur la côte ouest de l’Ecosse, est une intrusion complexe
de roches granitoïdes variées mise en place il y a 425 Ma, à une profondeur correspondant à une pression de 3 kb : diorite, monzodiorite, granodiorite et granite. Dans
un encaissant essentiellement pélitique, cinq isogrades sont tracés dans l’auréole. Ils
correspondent à des réactions métamorphiques qui sont représentées sur la grille
pétrogénétique de la figure 11.1 b. La carte de la figure 11.1 a fait apparaître que
le métamorphisme atteint les conditions de l’anatexie, à proximité immédiate de
l’intrusion (réaction 5). En modifiant la rhéologie des roches encaissantes, l’anatexie
favorise l’ascension du magma. La température maximale est estimée à 750-800 °C
dans des panneaux en enclaves dans l’intrusion.
On remarque le tracé discontinu des isogrades qui s’interrompent de part et d’autre
du massif où les quartzites sont largement représentées. Nous avons insisté (paragraphe 5.1) sur le fait que cette lithologie appartenant à la séquence quartzo-felsdpathique,
n’est pas un bon marqueur de l’évolution minéralogique au cours du métamorphisme.
Deux réactions (2 et 2’) qui se réalisent dans des conditions de température similaire, sont impliquées l’une ou l’autre en différents lieux de l’auréole. Sur la grille
pétrogénétique de la figure 11.1b, la réaction 2 se place à des pressions supérieures à
celles de la réaction 2’. Il est possible d’envisager de faibles différences de pression
dans une auréole de contact. Cela peut être le cas, si la région a été basculée après la
mise en place de l’intrusion et du métamorphisme de contact. Un tel exemple est
décrit autour du batholithe de Nelson en Colombie Britannique. Dans le cas présent,
l’alternance des deux isogrades à l’est du massif de Ballachulish exclut cette hypothèse. Cette différence minéralogique peut être liée à l’influence de la composition
Figure 11.1 – Exemple de métamorphisme de contact : l’auréole thermique
du batholite granitoïde de Ballachulish (Écosse). (suite)
c) Triangles A’KF résumant les principales paragenèses des roches de l’auréole du
batholite de Ballachulish (le domaine de la fusion partielle n’est pas représenté). Les
lignes grises épaisses indiquent que les réactions sont divariantes dans un système
ferromagnésien.
A'
K
F
ms
kfs
bt
chl
crd
and
2'
2
1
+ Qtz
hy
B t + Q t z
H y + C r d + K f s + V
3
4
c
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11.1 • L’auréole de contact de l’intrusion de Ballachulish
Le massif de Ballachulish, sur la côte ouest de l’Ecosse, est une intrusion complexe
de roches granitoïdes variées mise en place il y a 425 Ma, à une profondeur correspondant à une pression de 3 kb : diorite, monzodiorite, granodiorite et granite. Dans
un encaissant essentiellement pélitique, cinq isogrades sont tracés dans l’auréole. Ils
correspondent à des réactions métamorphiques qui sont représentées sur la grille
pétrogénétique de la figure 11.1 b. La carte de la figure 11.1 a fait apparaître que
le métamorphisme atteint les conditions de l’anatexie, à proximité immédiate de
l’intrusion (réaction 5). En modifiant la rhéologie des roches encaissantes, l’anatexie
favorise l’ascension du magma. La température maximale est estimée à 750-800 °C
dans des panneaux en enclaves dans l’intrusion.
On remarque le tracé discontinu des isogrades qui s’interrompent de part et d’autre
du massif où les quartzites sont largement représentées. Nous avons insisté (paragraphe 5.1) sur le fait que cette lithologie appartenant à la séquence quartzo-felsdpathique,
n’est pas un bon marqueur de l’évolution minéralogique au cours du métamorphisme.
Deux réactions (2 et 2’) qui se réalisent dans des conditions de température similaire, sont impliquées l’une ou l’autre en différents lieux de l’auréole. Sur la grille
pétrogénétique de la figure 11.1b, la réaction 2 se place à des pressions supérieures à
celles de la réaction 2’. Il est possible d’envisager de faibles différences de pression
dans une auréole de contact. Cela peut être le cas, si la région a été basculée après la
mise en place de l’intrusion et du métamorphisme de contact. Un tel exemple est
décrit autour du batholithe de Nelson en Colombie Britannique. Dans le cas présent,
l’alternance des deux isogrades à l’est du massif de Ballachulish exclut cette hypothèse. Cette différence minéralogique peut être liée à l’influence de la composition
Figure 11.1 – Exemple de métamorphisme de contact : l’auréole thermique
du batholite granitoïde de Ballachulish (Écosse). (suite)
c) Triangles A’KF résumant les principales paragenèses des roches de l’auréole du
batholite de Ballachulish (le domaine de la fusion partielle n’est pas représenté). Les
lignes grises épaisses indiquent que les réactions sont divariantes dans un système
ferromagnésien.
A'
K
F
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+ Qtz
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B t + Q t z
H y + C r d + K f s + V
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