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8.7 • Étude des inclusions fluides
d’un mélange de phases liquides, gazeuses et parfois solides (figure 8.9). Différentes
générations sont parfois présentes dans une même roche. Les contenus de ces différentes populations d’inclusions sont considérés comme représentatifs de la phase
fluide interstitielle qui était présente dans le système, aux différentes étapes des
recristallisations métamorphiques, et qui aurait été piégée par les cristaux au cours
de leur croissance. Cette hypothèse n’est acceptable que si le piégeage s’est accompli
dans un réservoir (cavité d’un minéral) tout à la fois étanche et inerte, n’ayant donc
pas réagi secondairement avec la phase fluide emprisonnée. Les spécialistes admettent
que les cristaux de quartz possèdent ces qualités et que leurs inclusions permettent
effectivement de déterminer la composition du fluide interstitiel présent lors des
recristallisations.
Figure 8.9 – Les inclusions fluides et géothermobarométrie.
a) Exemple d’inclusion fluide dans un filon de quartz du granite de Monteverdi
(champ géothermique de Lardarello, Italie) ; s représente une phase solide non
identifiée, peut-être du chlorure de sodium (d’après Cathelineau et al., 1993).
b) Utilisation thermobarométrique des inclusions fluides. Inclusions bi-phasées
(liquide + vapeur). Lors du piégeage (à P p et T p ) les inclusions sont constituées d’une
phase fluide homogène (monophasée) représentant le fluide interstitiel. Lorsque T
diminue l’inclusion reste monophasée le long d’un trajet isochore (à volume
constant) dont la pente dans l’espace P-T est contrôlée par la masse volumique,
c’est-à-dire par la composition du fluide. À partir de la température T h (température
d’homogénéisation) il apparaît une phase vapeur dont le volume croit au fur et à
mesure du déplacement des conditions P-T le long de l’équilibre L + V (liquide
+ vapeur). La microthermométrie consiste à faire effectuer le parcours inverse aux
inclusions fluides : partant des conditions ambiantes, l’inclusion est chauffée à
volume constant (celui de la cavité dans laquelle elle se trouve) ; à T h elle devient
monophasée ; connaissant la composition du fluide homogène, il est possible de
calculer la pente de l’isochore. Utilisé conjointement avec un géothermobaromètre
minéral (gtb), l’isochore permet de définir les conditions de piégeage si l’inclusion
n’a subi aucune modification au cours de son histoire. pc : point critique. (D’après
Pécher, 1984).
9782100522682-Nicollet.fm Page 121 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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8.7 • Étude des inclusions fluides
d’un mélange de phases liquides, gazeuses et parfois solides (figure 8.9). Différentes
générations sont parfois présentes dans une même roche. Les contenus de ces différentes populations d’inclusions sont considérés comme représentatifs de la phase
fluide interstitielle qui était présente dans le système, aux différentes étapes des
recristallisations métamorphiques, et qui aurait été piégée par les cristaux au cours
de leur croissance. Cette hypothèse n’est acceptable que si le piégeage s’est accompli
dans un réservoir (cavité d’un minéral) tout à la fois étanche et inerte, n’ayant donc
pas réagi secondairement avec la phase fluide emprisonnée. Les spécialistes admettent
que les cristaux de quartz possèdent ces qualités et que leurs inclusions permettent
effectivement de déterminer la composition du fluide interstitiel présent lors des
recristallisations.
Figure 8.9 – Les inclusions fluides et géothermobarométrie.
a) Exemple d’inclusion fluide dans un filon de quartz du granite de Monteverdi
(champ géothermique de Lardarello, Italie) ; s représente une phase solide non
identifiée, peut-être du chlorure de sodium (d’après Cathelineau et al., 1993).
b) Utilisation thermobarométrique des inclusions fluides. Inclusions bi-phasées
(liquide + vapeur). Lors du piégeage (à P p et T p ) les inclusions sont constituées d’une
phase fluide homogène (monophasée) représentant le fluide interstitiel. Lorsque T
diminue l’inclusion reste monophasée le long d’un trajet isochore (à volume
constant) dont la pente dans l’espace P-T est contrôlée par la masse volumique,
c’est-à-dire par la composition du fluide. À partir de la température T h (température
d’homogénéisation) il apparaît une phase vapeur dont le volume croit au fur et à
mesure du déplacement des conditions P-T le long de l’équilibre L + V (liquide
+ vapeur). La microthermométrie consiste à faire effectuer le parcours inverse aux
inclusions fluides : partant des conditions ambiantes, l’inclusion est chauffée à
volume constant (celui de la cavité dans laquelle elle se trouve) ; à T h elle devient
monophasée ; connaissant la composition du fluide homogène, il est possible de
calculer la pente de l’isochore. Utilisé conjointement avec un géothermobaromètre
minéral (gtb), l’isochore permet de définir les conditions de piégeage si l’inclusion
n’a subi aucune modification au cours de son histoire. pc : point critique. (D’après
Pécher, 1984).
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