2.4 • Isomérie optique
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2.4 ISOMÉRIE OPTIQUE
a) Notions fondamentales
Lumière polarisée
Classiquement la lumière est considérée comme formée d’un champ
électrique
et d’un champ magnétique
qui oscillent dans deux
plans perpendiculaires (P) et (P’). Avec de la lumière monochromatique ordinaire, ces oscillations ont lieu dans toutes les directions,
c’est-à-dire que (P) et (P’) ne sont pas fixes (ils peuvent être dans
toutes les directions de l’espace).
Activité optique
Introduisons une substance donnée dans une cuve transparente de
longueur l (fig. 2.13). Pour certaines molécules, lorsque l’on envoie
un faisceau monochromatique de lumière polarisée, il y a rotation des
plans de polarisation d’un angle α. On dira alors que la substance
considérée est douée d’un pouvoir rotatoire ou encore qu’elle est
optiquement active.
➤ Si, pour un observateur placé devant le faisceau lumineux, le plan
de polarisation est dévié vers la droite, le composé sera dit dextrogyre ou encore (+), l’angle de déviation α du plan de polarisation
sera alors conventionnellement positif.
➤ Dans le cas contraire (plan de polarisation dévié vers la gauche), α
sera négatif et le composé sera dit lévogyre ou encore (− − −
−).
➤ Quantitativement, α vérifie la loi de Biot :
Dans cette relation, l est la longueur de la cuve (en dm), c la
concentration (en gramme par 100 cm 3 de solvant) et [α] D est une
constante caractéristique d’une substance donnée en degrés qui porte
le nom de pouvoir rotatoire spécifique. Les mesures se font à la
longueur d’onde de la raie D du sodium (589 nm).
E
B
Une lumière sera dite polarisée si on sélectionne, parmi tous ces
plans, ceux qui sont dans une position déterminée par un polariseur.
α α
l
α α] D
=
c
100
[
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