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Chapitre 2 • Stéréochimie
Les orbitales hybrides sont construites selon les règles de Pauling :
• Toutes les orbitales atomiques de la couche de plus haute énergie sont mélangées.
• Ces nouvelles orbitales auront un caractère directionnel le plus prononcé possible et c’est cette orientation qui détermine la géométrie de la molécule.
• Ces nouvelles orbitales pourront former des liaisons par recouvrement avec les
orbitales des atomes voisins.
• Le nombre d’hybrides formé et leur direction seront déterminés par le nombre
d’atomes voisins.
• Le type d’hybridation est indépendant de la nature de l’atome, mais par contre
un atome donné peut avoir différents types d’hybridation possibles.
Nous présentons sur le tableau 2.3 les différents types d’hybridation de l’atome de carbone. Il y a trois types d’hybridation qui correspondent à différents mélanges d’orbitales atomiques et confèrent une
géométrie tétraédrique, plane ou linéaire.
Dans le cas de l’azote, qui a pour configuration électronique 1s 2 2s 2 2p 3 , le principe
sera exactement le même. Pour former les hybrides sp 3 , l’orbitale 2s se mélange
avec les trois orbitales 2p. À l’état neutre, il n’y aura que trois liaisons car une des
orbitales hybrides est déjà saturée avec ses deux électrons. Une telle orbitale porte
le nom de doublet libre ou doublet n, ou encore d’orbitale non liante. La molécule d’ammoniac constitue un exemple type (fig. 2.2).
Figure 2. 2 La molécule d’ammoniac (seuls les grands lobes des orbitales
hybrides sont représentés).
Il en est de même pour l’oxygène dans la molécule d’eau, mais cette fois-ci, il y aura
deux doublets libres
Il existe une méthode simple pour déterminer dans le cas du carbone, de l’azote et
de l’oxygène le degré d’hybridation d’un atome dans une molécule.
N
H
H
H
doublet libre
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