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Partie 1 • Méthodes séparatives
Chromatographie ionique. La phase stationnaire solide comporte en surface des sites ioniques et la phase mobile est une solution-tampon aqueuse. La séparation met en jeu des
échanges entre les ions de l’échantillon avec ceux de la phase stationnaire. La séparation
repose sur les coefficients de distribution ionique .
Chromatographie d’exclusion. La phase stationnaire est un matériau comportant des
pores dont les dimensions sont choisies en rapport avec la taille des espèces à séparer.
On réalise ainsi une sorte de perméation sélective à l’échelle moléculaire. Selon la nature,
aqueuse ou organique de la phase mobile, cette technique est désignée par filtration sur gel
ou perméation de gel. Le coefficient de distribution prend le nom de coefficient de diffusion.
Chromatographie liquide/liquide ou de partage (CLL). La phase stationnaire est un liquide immobilisé sur un matériau inerte et poreux qui n’a qu’un rôle de support. L’imprégnation, le procédé le plus ancien pour immobiliser un liquide, est une voie maintenant
abandonnée, par suite d’un risque important de lessivage de la colonne.
Chromatographie liquide/phase greffée. Pour immobiliser la phase stationnaire (il s’agit
généralement d’un polymère de type liquide), on fixe de manière définitive les espèces qui la
composent par des liaisons covalentes : c’est la technique du greffage. La séparation repose
sur le coefficient de partage K du soluté entre les deux phases, un phénomène comparable
à l’extraction d’une phase aqueuse avec un solvant dans une ampoule à décanter.
1.12.2 Chromatographie en phase gazeuse (CPG)
La phase mobile est un gaz inerte et, comme précédemment, ce type de chromatographie
peut être subdivisé selon le phénomène mis en œuvre :
Chromatographie gaz/liquide (CGL). La phase mobile est un gaz et la phase stationnaire
est un liquide immobilisé soit par imprégnation, soit par greffage sur un support inerte lequel
peut être tout simplement la paroi de la colonne. À défaut d’être un gaz, l’échantillon doit
donc être porté à l’état de vapeur. Ce sont Martin et Synge qui ont suggéré le remplacement
de la phase mobile liquide par un gaz afin d’améliorer les séparations. C’est à partir de cette
époque qu’on assista au véritable démarrage de la chromatographie analytique. Ici encore
c’est le coefficient de partage K qui est concerné.
Chromatographie gaz/solide (CGS). La phase stationnaire est un solide poreux (carbone
graphite ou gel de silice ou alumine) et la phase mobile est un gaz. Ce type de CPG est très
performant pour les analyses de mélanges de gaz ou de composés à bas point d’ébullition.
Le paramètre concerné est le coefficient d’adsorption.
1.12.3 Chromatographie en phase supercritique
La phase mobile est un fluide à l’état supercritique, tel le dioxyde de carbone vers 50
◦ C
et 150 bars (15 MPa). La phase stationnaire peut être un liquide ou un solide. On réunit
ainsi les avantages propres aux techniques précédentes (gaz/phase greffée ou liquide/phase
greffée).
Partie 1 • Méthodes séparatives
Chromatographie ionique. La phase stationnaire solide comporte en surface des sites ioniques et la phase mobile est une solution-tampon aqueuse. La séparation met en jeu des
échanges entre les ions de l’échantillon avec ceux de la phase stationnaire. La séparation
repose sur les coefficients de distribution ionique .
Chromatographie d’exclusion. La phase stationnaire est un matériau comportant des
pores dont les dimensions sont choisies en rapport avec la taille des espèces à séparer.
On réalise ainsi une sorte de perméation sélective à l’échelle moléculaire. Selon la nature,
aqueuse ou organique de la phase mobile, cette technique est désignée par filtration sur gel
ou perméation de gel. Le coefficient de distribution prend le nom de coefficient de diffusion.
Chromatographie liquide/liquide ou de partage (CLL). La phase stationnaire est un liquide immobilisé sur un matériau inerte et poreux qui n’a qu’un rôle de support. L’imprégnation, le procédé le plus ancien pour immobiliser un liquide, est une voie maintenant
abandonnée, par suite d’un risque important de lessivage de la colonne.
Chromatographie liquide/phase greffée. Pour immobiliser la phase stationnaire (il s’agit
généralement d’un polymère de type liquide), on fixe de manière définitive les espèces qui la
composent par des liaisons covalentes : c’est la technique du greffage. La séparation repose
sur le coefficient de partage K du soluté entre les deux phases, un phénomène comparable
à l’extraction d’une phase aqueuse avec un solvant dans une ampoule à décanter.
1.12.2 Chromatographie en phase gazeuse (CPG)
La phase mobile est un gaz inerte et, comme précédemment, ce type de chromatographie
peut être subdivisé selon le phénomène mis en œuvre :
Chromatographie gaz/liquide (CGL). La phase mobile est un gaz et la phase stationnaire
est un liquide immobilisé soit par imprégnation, soit par greffage sur un support inerte lequel
peut être tout simplement la paroi de la colonne. À défaut d’être un gaz, l’échantillon doit
donc être porté à l’état de vapeur. Ce sont Martin et Synge qui ont suggéré le remplacement
de la phase mobile liquide par un gaz afin d’améliorer les séparations. C’est à partir de cette
époque qu’on assista au véritable démarrage de la chromatographie analytique. Ici encore
c’est le coefficient de partage K qui est concerné.
Chromatographie gaz/solide (CGS). La phase stationnaire est un solide poreux (carbone
graphite ou gel de silice ou alumine) et la phase mobile est un gaz. Ce type de CPG est très
performant pour les analyses de mélanges de gaz ou de composés à bas point d’ébullition.
Le paramètre concerné est le coefficient d’adsorption.
1.12.3 Chromatographie en phase supercritique
La phase mobile est un fluide à l’état supercritique, tel le dioxyde de carbone vers 50
◦ C
et 150 bars (15 MPa). La phase stationnaire peut être un liquide ou un solide. On réunit
ainsi les avantages propres aux techniques précédentes (gaz/phase greffée ou liquide/phase
greffée).
