18 • Analyseurs élémentaires
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Ou bien sur l’oxydation de NO au contact d’un capteur électrochimique (cf. § 20.7) :
NO + 2H 2 O → HNO 3 + 3 H
+ + 3e
−
Figure 18.5 Un analyseur d’azote.
Modèle NA2000 reproduit avec l’autorisation de la société Carlo Erba muni d’un passeur
d’échantillons. Ce type d’appareil est utilisé pour le dosage des protéines.
18.4 ANALYSEURS DE SOUFRE TOTAL
L’élément soufre est souvent dosé en contrôle industriel par fluorescence X parce qu’il
s’agit généralement de séries de prises d’essai qui sont comparées à des standards très ressemblants. Pour toute sorte d’autres échantillons qui peuvent être détruits par combustion
dans un courant de dioxygène on se base sur la quantité de dioxyde de soufre (SO 2 ) formé
dans un appareil semblable à ceux qui ont été précédemment décrits. Deux procédés de
quantification co-existent pour lesquels les autres gaz de combustion n’interfèrent pas :
➤ Détection de la fluorescence dans l’UV du dioxyde de soufre, processus que l’on peut
résumer comme suit, R-S désignant le composé :
R-S + O 2 −→ SO 2 + autres produits de combustion
SO 2 + hn −→ SO 2 → SO
∗
2 + hn
➤ Action spécifique de l’iode sur SO 2 en présence d’eau, réaction exploitée par ailleurs
pour le dosage de l’eau par la méthode de K. Fischer (chapitre 20). L’appareil détermine la quantité de courant pour générer à partir d’un électrolyte contenant un iodure,
dans une cellule coulométrique, l’iode juste nécessaire pour oxyder SO 2 . Sachant qu’il
faut 2 électrons pour oxyder une molécule de SO 2 , un atome de soufre correspond à
2 × 1,6 × 10 −19 C.
➤ Réaction d’oxydation de l’anhydride sulfureux en acide nitrique au contact de l’électrode
de travail d’une cellule ampérométrique (cf. § 20.9) :
SO 2 + H 2 O −→ H 2 SO 4 + 2H
+ + 2e
−
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