Introduction
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➤ s’agit-il d’une analyse partielle ou complète de l’échantillon ?
➤ l’échantillon doit-il être récupéré après la mesure ?
➤ l’analyse demandée est-elle unique ou sera-t-elle répétitive ?
➤ quel est le degré de précision nécessaire ?
➤ dispose-t-on du personnel compétent pour mener à bien l’analyse ?
➤ quel sera le coût de l’analyse ?
➤ quel est le laps de temps dont on dispose pour fournir le résultat ?
➤ quelle est la fiabilité des résultats de la méthode envisagée ?
➤ quelles sont les conséquences d’erreurs possibles ?
Ainsi lorsqu’un nouvel objectif d’analyse a été défini, le problème doit être abordé méthodiquement.
Au départ, compte tenu de la nature de l’analyte à doser, on doit faire le choix de la
méthode : méthode spectroscopique, électrochimique, séparative...
Puis vient le choix de la technique : si, par exemple, on a choisi la méthode chromatographique, fera-t-on appel à la chromatographie en phase gazeuse ou à la chromatographie
en phase liquide ?
Mais avant de commencer l’analyse, se pose également le choix du procédé relatif au
prélèvement et au traitement préalable à faire subir à l’échantillon,
Enfin le suivi d’un protocole correspond au mode opératoire retenu. C’est la « recette
du dosage », généralement un processus faisant l’objet de normes définies (AFNOR). Cette
normalisation porte sur la standardisation des étapes, de la préparation de l’échantillon à la
conduite des mesures.
Les résultats, enfin, seront établis suivant les normes en vigueur, et les données brutes de
l’analyse seront conservées, par exemple sous forme d’un fichier informatique qui ne peut
être réécrit. Cet aspect important du travail a fait l’objet de textes officiels connus sous le
nom de Bonnes Pratiques de Laboratoire, ou BPL.
Pour conseiller la meilleure méthode afin de résoudre le problème d’analyse, il existe une
science, appelée chimiométrie. Elle a pour but de venir en aide à l’analyste, en fonction des
impératifs exigés et selon plusieurs orientations : méthodologie appropriée, plan d’échantillonnage minimum, traitement des données et interprétation des résultats. En s’appuyant
sur l’outil informatique, elle cherche à apporter une réponse correcte par exploitation des
résultats au moyen des méthodes statistiques afin de réduire le nombre d’essais pour les
analyses longues ou coûteuses.
En conclusion, la chimie analytique englobe l’analyse chimique et la chimiométrie :
➤ L’analyse chimique qui a pour but de donner des résultats, généralement quantitatifs
(concentrations) ;
➤ la chimiométrie qui regroupe l’ensemble des méthodes d’exploitation et d’interprétation
des résultats pour résoudre le problème posé.
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