LES INVENTEURS DE LA COLORIMÉTRIE
La colorimétrie visuelle, une des plus anciennes méthodes d’analyse, déjà appliquée du
temps des Grecs et des Romains, a commencé à prendre un caractère scientifique quand
Pierre Bouguer, en 1729 émit le postulat selon lequel « si une certaine épaisseur d’un verre
coloré absorbe la moitié de la lumière issue de la source, une épaisseur de verre double
réduit cette lumière au quart de sa valeur initiale. »
Trente années plus tard, Jean-Henri Lambert (1728-1777) en fit la traduction mathématique : « le logarithme de la diminution de lumière (soit l’équivalent de l’inverse de la
transmittance) est égal au produit de l’opacité du milieu par son épaisseur ».
Enfin en 1850, Auguste Beer établit la relation entre concentration et densité optique (on dit
maintenant absorbance), ce qui a conduit à la forme actuelle de la loi de Lambert et Beer.
Parmi les différents dispositifs imaginés pour effectuer des dosages par colorimétrie visuelle, un des plus originaux fut décrit par Jules Duboscq en 1868.
10
0
h x
h R
0
cellule
référence
cellule
échantillon
source de lumière
prismes
réflection totale
champ
de vision
barreau
de verre
Comparateur de Duboscq.
L’observateur règle l’égalité des intensités transmises suivant les deux voies, en faisant coulisser les tubes contenant les deux solutions à comparer, le long des deux barreaux fixes en verre. L’éclairage du fond des tubes est réalisé par une surface réfléchissante elle-même éclairée par
une source lumineuse annexe.
Cet instrument qui a été utilisé jusque
vers les années 1960 permet de juxtaposer dans un même champ visuel, grâce
à un système de prismes, les intensités
lumineuses ayant traversé deux cuves
identiques dont l’une contient l’échantillon de concentration C X et l’autre un
témoin connu (concentration C R ). L’expérimentateur ajuste la hauteurs h X de
la solution à doser de telle façon qu’il
atteigne l’égalité de teinte avec la solution témoin servant de référence (hauteur h R ). Dans ces conditions les absorbances sont égales.
Si A R = A X , on aura :
´·h R ·C R = ´·h x ·C X
On en déduira C X , concentration cherchée.
Ce comparateur à pénombre conduit à
la concentration de l’espèce cherchée en
exploitant la loi de Beer et Lambert par
comparaison des épaisseurs traversées.
L’observateur peut repérer l’égalité des
teintes avec une grande précision.
La colorimétrie visuelle, une des plus anciennes méthodes d’analyse, déjà appliquée du
temps des Grecs et des Romains, a commencé à prendre un caractère scientifique quand
Pierre Bouguer, en 1729 émit le postulat selon lequel « si une certaine épaisseur d’un verre
coloré absorbe la moitié de la lumière issue de la source, une épaisseur de verre double
réduit cette lumière au quart de sa valeur initiale. »
Trente années plus tard, Jean-Henri Lambert (1728-1777) en fit la traduction mathématique : « le logarithme de la diminution de lumière (soit l’équivalent de l’inverse de la
transmittance) est égal au produit de l’opacité du milieu par son épaisseur ».
Enfin en 1850, Auguste Beer établit la relation entre concentration et densité optique (on dit
maintenant absorbance), ce qui a conduit à la forme actuelle de la loi de Lambert et Beer.
Parmi les différents dispositifs imaginés pour effectuer des dosages par colorimétrie visuelle, un des plus originaux fut décrit par Jules Duboscq en 1868.
10
0
h x
h R
0
cellule
référence
cellule
échantillon
source de lumière
prismes
réflection totale
champ
de vision
barreau
de verre
Comparateur de Duboscq.
L’observateur règle l’égalité des intensités transmises suivant les deux voies, en faisant coulisser les tubes contenant les deux solutions à comparer, le long des deux barreaux fixes en verre. L’éclairage du fond des tubes est réalisé par une surface réfléchissante elle-même éclairée par
une source lumineuse annexe.
Cet instrument qui a été utilisé jusque
vers les années 1960 permet de juxtaposer dans un même champ visuel, grâce
à un système de prismes, les intensités
lumineuses ayant traversé deux cuves
identiques dont l’une contient l’échantillon de concentration C X et l’autre un
témoin connu (concentration C R ). L’expérimentateur ajuste la hauteurs h X de
la solution à doser de telle façon qu’il
atteigne l’égalité de teinte avec la solution témoin servant de référence (hauteur h R ). Dans ces conditions les absorbances sont égales.
Si A R = A X , on aura :
´·h R ·C R = ´·h x ·C X
On en déduira C X , concentration cherchée.
Ce comparateur à pénombre conduit à
la concentration de l’espèce cherchée en
exploitant la loi de Beer et Lambert par
comparaison des épaisseurs traversées.
L’observateur peut repérer l’égalité des
teintes avec une grande précision.
