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Partie 1 • Méthodes séparatives
Par ailleurs, comme la viscosité de la phase mobile est proche de celle d’un gaz, on peut
utiliser les colonnes capillaires de la CPG. Cependant la perte de charge due à la colonne,
modifie les coefficients de distribution des composés entre le début et la fin de leur migration, ce qui provoque un élargissement des pics. De ce fait on n’atteint pas les efficacités
rencontrées en CPG.
0
0,2
0,4
0,6
0,8
1
1,2
cm/s
5
HEPT (µm)
10
15
20
SFC
CLHP
Figure 6.4 Comparaison entre CLHP et SFC.
Ces deux courbes expérimentales ont été obtenues avec une même colonne et un même composé, l’une en utilisant une phase liquide classique et l’autre du dioxyde de carbone à l’état
supercritique. Les HEPT sont comparables mais
la séparation peut être conduite 3 fois plus rapidement en SFC, d’où un gain de temps.
6.5 PLACE DE LA SFC EN CHROMATOGRAPHIE
Les applications de la SFC sont potentiellement nombreuses (fig. 6.5 et 6.6). La possibilité
de faire varier la sélectivité par programmation des paramètres P et T au lieu de modifier
la composition chimique de l’éluant marque sa différence. La faible viscosité de la phase
mobile permet aussi de mettre en série plusieurs colonnes de CLHP. On peut étudier des
composés de masses moléculaires plus élevées qu’en CPG (> 1000), avec une résolution
meilleure qu’en CLHP. Le domaine propre de la SFC concerne l’analyse des lipides et
matières grasses, des émulsifiants, des oligomères et polymères (fig. 6.6). Les séparations
étant rapides, la technique se prête à l’installation sur site. L’utilisation du dioxyde de carbone comme phase mobile facilite des modes de détection plus élaborés : couplage avec un
spectromètre de masse, un spectrophotomètre infrarouge et même un spectromètre de RMN.
vitesse
sensibilité
poids mol.
efficacité
N
sélectivité
α
polarité
rétention
k
détection
sélective
peu polaire
vitesse
sensibilité
poids mol.
efficacité
N
sélectivité
α
polarité
rétention
k
détection
sélective
CLHP
SFC
colonne remplie
CO2+méthanol+additifs
CO2+méthanol
CO2pur
Polarité en fonction de la composition du fluide supercritique
très polaire
Figure 6.5 Comparaison de la SFC avec colonnes remplies avec la CLHP.
Le dioxyde de carbone permet en mélange avec méthanol et additifs de recouvrir la
gamme de polarité des principaux types d’analytes.
Partie 1 • Méthodes séparatives
Par ailleurs, comme la viscosité de la phase mobile est proche de celle d’un gaz, on peut
utiliser les colonnes capillaires de la CPG. Cependant la perte de charge due à la colonne,
modifie les coefficients de distribution des composés entre le début et la fin de leur migration, ce qui provoque un élargissement des pics. De ce fait on n’atteint pas les efficacités
rencontrées en CPG.
0
0,2
0,4
0,6
0,8
1
1,2
cm/s
5
HEPT (µm)
10
15
20
SFC
CLHP
Figure 6.4 Comparaison entre CLHP et SFC.
Ces deux courbes expérimentales ont été obtenues avec une même colonne et un même composé, l’une en utilisant une phase liquide classique et l’autre du dioxyde de carbone à l’état
supercritique. Les HEPT sont comparables mais
la séparation peut être conduite 3 fois plus rapidement en SFC, d’où un gain de temps.
6.5 PLACE DE LA SFC EN CHROMATOGRAPHIE
Les applications de la SFC sont potentiellement nombreuses (fig. 6.5 et 6.6). La possibilité
de faire varier la sélectivité par programmation des paramètres P et T au lieu de modifier
la composition chimique de l’éluant marque sa différence. La faible viscosité de la phase
mobile permet aussi de mettre en série plusieurs colonnes de CLHP. On peut étudier des
composés de masses moléculaires plus élevées qu’en CPG (> 1000), avec une résolution
meilleure qu’en CLHP. Le domaine propre de la SFC concerne l’analyse des lipides et
matières grasses, des émulsifiants, des oligomères et polymères (fig. 6.6). Les séparations
étant rapides, la technique se prête à l’installation sur site. L’utilisation du dioxyde de carbone comme phase mobile facilite des modes de détection plus élaborés : couplage avec un
spectromètre de masse, un spectrophotomètre infrarouge et même un spectromètre de RMN.
vitesse
sensibilité
poids mol.
efficacité
N
sélectivité
α
polarité
rétention
k
détection
sélective
peu polaire
vitesse
sensibilité
poids mol.
efficacité
N
sélectivité
α
polarité
rétention
k
détection
sélective
CLHP
SFC
colonne remplie
CO2+méthanol+additifs
CO2+méthanol
CO2pur
Polarité en fonction de la composition du fluide supercritique
très polaire
Figure 6.5 Comparaison de la SFC avec colonnes remplies avec la CLHP.
Le dioxyde de carbone permet en mélange avec méthanol et additifs de recouvrir la
gamme de polarité des principaux types d’analytes.
