REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DES ÉQUILIBRES
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équilibres faisant intervenir une phase gazeuse.
T
P
vapeur
liquide
solide
point
triple
point
critique
état
supercritique
Figure 3.4 – Diagramme d’équilibre de phase en coordonnées (T, p) pour un corps pur
Pour expliquer ce comportement, reprenons l’équation de CLAUSIUS-CLAPEYRON
et analysons les termes qui fixent la valeur de la pente
dp
dT
. Les enthalpies de changement d’état sont d’ordres de grandeurs comparables pour les différentes transitions. En revanche, les volumes molaires des phases gazeuses sont en général très
supérieurs à ceux des phases condensées. À titre d’exemple, considérons l’eau sous
ses différentes phases au voisinage de l’équilibre solide/liquide sous un bar, puis de
l’équilibre liquide/gaz toujours sous un bar. La glace Ih (glace usuelle) a une masse
volumique ρ gl = 931 kg·m −3 et donc un volume molaire V m, gl = 19,3.10 −6 m 3 ·mol −1
Pour l’eau liquide ρ liq = 1000 kg·m −3 et V m,liq = 18.10 −6 m 3 ·mol −1 (pris ici indépendant de la température). Supposons que l’eau gazeuse se comporte comme un gaz
parfait sous p = 1 bar et T = 373 K. Nous avons :
V m, gaz =
8, 314.373
101 300
= 30,6.10
−3 m
3
·mol
−1
.
Le terme ΔV α→β est donc bien plus faible pour des transitions entre phases condensées que pour des transitions entre phases dont l’une d’entre elles est un gaz.
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