DÉPLACEMENTS D’ÉQUILIBRE
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Les symptômes ressentis par le plongeur apparaissent en général aux alentours
d’une profondeur de 30 mètres et deviennent inévitables à partir d’une profondeur de 70 mètres. L’influx nerveux est ralenti, le plongeur est victime d’engourdissements, lassitude et diminution des capacités intellectuelles. Il perd alors ses
notions d’orientation (il n’identifie plus le fond et la surface) et son état peut
même le conduire à arracher son masque.
Un deuxième problème est rencontré au cours du processus de remontée à la
surface car la brusque diminution de pression a pour conséquence une formation massive de diazote gazeux, c’est l’accident de décompression : les bulles
de diazote formées obstruent les vaisseaux et compriment les tissus vitaux. Pour
éviter pareil accident (pouvant aller jusqu’à provoquer la mort de l’individu) il
convient de limiter la vitesse de remontée (on ne doit jamais excéder 15 mètres
par minute). Par ailleurs si le temps de séjour en profondeur a permis d’accumuler une quantité importante de diazote dans le sang, il faudra remonter en
ménageant un certain temps à une même profondeur (on parle de palier de décompression), ce temps permet aux poumons d’évacuer le diazote gazeux formé.
Le nombre de paliers, ainsi que leur durée sont tabulés ; ceci est enseigné dans
les écoles de plongée.
Afin d’éviter le problème lié à la présence de diazote et à l’équilibre de saturation, il est possible d’utiliser le mélange dioxygène-hélium comme gaz de plongée. En effet la solubilité de l’hélium dans le sang se révèle faible et l’équilibre
alors rencontré est faiblement en faveur de la forme hélium dissoute. L’inconvénient lié à l’utilisation de l’hélium est d’une autre nature : l’hélium déforme
la voix et les propos deviennent incompréhensibles au-dessous d’une certaine
profondeur. Ce phénomène est lié au fait que le timbre de la voix dépend de la
masse volumique du gaz au voisinage des cordes vocales : plus la masse volumique est faible, plus le timbre est aigu. L’hélium, de part sa faible masse
molaire, possède d’une faible masse volumique engendrant le phénomène.
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