PHYTOPLANCTON ET PRODUCTION PRIMAIRE
55
Les valeurs collectées dans les régions les mieux étudiées, les côtes du
Pérou et de l' Afrique , font apparaître des faits intéressants:
.
l'efficacité productrice de la biomasse
,
exprimée par le nombre d'assimilation, a
tendance à augmenter en même temps que les réserves minérales (Fig. 1.25). Ceci
prouve, dans la gamme de valeurs considérées, que seules des contraintes
extérieures à la machinerie phytoplanctonique limitent la production. De façon
imagée, cette situation est celle d'un boulanger dont le nombre de pains
confectionnés chaque jour dépend seulement de la quantité de farine à sa
disposition.
0
à mesure que la biomasse croît (capitalisation de la production), lors du
vieillissement de l'écosystème, elle produit de moins en moins. Cette évolution
s‘observe lorsque l‘on se déplace du coeur de la remontée, riche en sels nutritifs et
_
pauvre en plancton, vers la périphérie. Simultanément, l'indice d‘assimilation
décroît.
.
dans la ceinture de haute production, l'indice dépasse 10 mg C. mg Chi 8. h“‘. Ce
sont là des taux très élevés mais prévisibles pour des résurgences favorisées par
un éclairement tropical. Elles se situent tout en haut de la gamme, comparées à
d'autres communautés naturelles ou à des algues isolées en culture (Tabl. 1.7).
4.2
LUMIERE
ET
PHYTOPLANCTON
-
4.2.1
Phytoplancton et propriétés optiques
Nous prendrons l'exemple des côtes du Sahara occidental car elles offrent
deux situations différentes suivant la force du vent:
0
par vent faible, la remontée s'effectue à la côte où la turbulence remet en
suspension le matériel détritique du fond, rendant ainsi les eaux turbides dès leur
affleurement et, environ, jusqu'aux fonds de 50 m
.
C'est une des raisons de la
limitation du développement phytoplanctonique: la teneur en chlorophylle se situe
entre 1 et 3 mg Chi a. m'1 (Tabl. 1.8).
0
par vent fort, la résurgence se localise à l' aplomb de la pente continentale, la
floraison se déroulant lors de la dérive vers le large d‘ eaux où l‘influence terrigène
est faible. C'est le développement du phytoplancton qui conditionne, seul, les
propriétés optiques. Le lien entre la teneur en chlorophylle et le coefficient de
diffusion* est très net (Fig. 1.26). Cette propriété est d‘autant plus précieuse que
ce coefficient peut se mesurer en continu. Un front net marque la séparation entre
les eaux côtières vert laiteux et celles vert profond du large.
Cette première altération des propriétés optiques , conséquence de la
floraison lors de la dérive
des eaux de résurgence, est quantitative: c'est
l‘augmentation du coefficient d'atténuation* du milieu (Tabl. 1.8). L‘immersion a
laquelle arrive encore 1% de la radiation superficielle, qui marque la limite
55
Les valeurs collectées dans les régions les mieux étudiées, les côtes du
Pérou et de l' Afrique , font apparaître des faits intéressants:
.
l'efficacité productrice de la biomasse
,
exprimée par le nombre d'assimilation, a
tendance à augmenter en même temps que les réserves minérales (Fig. 1.25). Ceci
prouve, dans la gamme de valeurs considérées, que seules des contraintes
extérieures à la machinerie phytoplanctonique limitent la production. De façon
imagée, cette situation est celle d'un boulanger dont le nombre de pains
confectionnés chaque jour dépend seulement de la quantité de farine à sa
disposition.
0
à mesure que la biomasse croît (capitalisation de la production), lors du
vieillissement de l'écosystème, elle produit de moins en moins. Cette évolution
s‘observe lorsque l‘on se déplace du coeur de la remontée, riche en sels nutritifs et
_
pauvre en plancton, vers la périphérie. Simultanément, l'indice d‘assimilation
décroît.
.
dans la ceinture de haute production, l'indice dépasse 10 mg C. mg Chi 8. h“‘. Ce
sont là des taux très élevés mais prévisibles pour des résurgences favorisées par
un éclairement tropical. Elles se situent tout en haut de la gamme, comparées à
d'autres communautés naturelles ou à des algues isolées en culture (Tabl. 1.7).
4.2
LUMIERE
ET
PHYTOPLANCTON
-
4.2.1
Phytoplancton et propriétés optiques
Nous prendrons l'exemple des côtes du Sahara occidental car elles offrent
deux situations différentes suivant la force du vent:
0
par vent faible, la remontée s'effectue à la côte où la turbulence remet en
suspension le matériel détritique du fond, rendant ainsi les eaux turbides dès leur
affleurement et, environ, jusqu'aux fonds de 50 m
.
C'est une des raisons de la
limitation du développement phytoplanctonique: la teneur en chlorophylle se situe
entre 1 et 3 mg Chi a. m'1 (Tabl. 1.8).
0
par vent fort, la résurgence se localise à l' aplomb de la pente continentale, la
floraison se déroulant lors de la dérive vers le large d‘ eaux où l‘influence terrigène
est faible. C'est le développement du phytoplancton qui conditionne, seul, les
propriétés optiques. Le lien entre la teneur en chlorophylle et le coefficient de
diffusion* est très net (Fig. 1.26). Cette propriété est d‘autant plus précieuse que
ce coefficient peut se mesurer en continu. Un front net marque la séparation entre
les eaux côtières vert laiteux et celles vert profond du large.
Cette première altération des propriétés optiques , conséquence de la
floraison lors de la dérive
des eaux de résurgence, est quantitative: c'est
l‘augmentation du coefficient d'atténuation* du milieu (Tabl. 1.8). L‘immersion a
laquelle arrive encore 1% de la radiation superficielle, qui marque la limite
