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Phytoplancton et production primaire
L'apport de sels nutritifs dans la couche euphotique des régions de
remontée conduit à une augmentation de la production et de la productivité du
phytoplancton (4.1). Cette augmentation a de profondes répercussions
sur
les
propriétés optiques des eaux qui, en retour, réagissent sur la production primaire
(4.2). Le couplage entre la fertilisation et la production permet, dans les régions les
plus étudiées (Pérou) d‘amorcer une modélisation de l‘évolution de l'écosystème
(4.3).
Nous
présenterons
ensuite
les
communautés
phytoplanctoniques
représentatives des régions de remontée (4.4) et examinerons si les phénomènes d'
"eaux
rouges” sont exceptionnels ou doivent être considérés comme une
composante normale de ce type d'écosystème (4.5).
4.1
REGIONS
DE
REMONTEE
=
REGIONS
DE
HAUTE
FERTlLISATION
Grâce
à
l'apport
iertilisant
des
eaux
profondes,
la
production
photosynthétique du phytoplancton des régions de remontée s‘élève. Les cartes de
répartition mondiale de la production primaire font bien ressortir cette richesse des
zones
de
résurgence (Fig. 1.24): alors que beaucoup de régions océaniques
s'apparentent à des déserts, avec une production inférieure à 50 g C. m’2 ‘
les
zones de remontée se situent au—desssus de 200 g C. m'2.
La plupart des traités
classiques d‘écologie des années 70 (Cushing, 1971 b ; Duvigneaud, 1974; Ramade,
1974) reprennent la carte de Koblentz—Mishke et al., (1970) qui sous estime la
production des résurgences (Margalet, en 1974, a remédié à ce défaut) et surestime
celle d'autres régions, tel l'Océan Antarctique. Il est vrai qu'alors, les valeurs de
production journalière connues pour les résurgences avoisinaient 1 g C. m'2. j'1.
Depuis,
des valeurs dix fois plus élevées ont été signalées pour la production
intégrée, c‘est-à-dire pour la production de l'ensemble de la colonne d'eau sous un
mètre carré de surface.
Pourtant, une synthèse relativement récente paraît infirmer nos dires: pour
la région la plus productive des côtes nord ouest africaines, celle située au large du
Cap Blanc, Schulz & Kaiser (non publié) indiquent une production annuelle de 215 9
C
.
m'2
.
Que doit-on alors penser? Toute la difficulté, dans ce type d'estimation,
tient à l‘extension que l'on assigne à la remontée. Les mesures effectuées sur une
étroite bande côtière, zône souvent négligée lors des expéditions océanographiques
anciennes, sont concordantes: la xation photosynthétique est environ quatre fois
plus élevée que la valeur de 0,6 9 C
.
m'2. j
"
prise comme référence par Schulz &
Kaiser (non publié) pour le
Cap
Blanc.
Si
cet
écart se maintient,
c'est
effectivement autour de 700 9 C
.
m'2. an'1que s‘établit le bilan annuel de production
dans les régions où la remontée est presque permanente.
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