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LES REMONTÉE‘S D'EAUX CÔTIÈRES
Au Sahara occidental, dont le réseau trophique diffère de celui du Pérou, le
zooplancton occupe une place plus importante et satisfait
44% des besoins en
ammonium et 25% des besoins totaux en azote des producteurs primaires (Smith &
Whitledge, 1977).
L‘excrétion introduit également dans le milieu des molécules organiques
azotées (urée, provenant surtout des poissons, acides aminés) et phosphorées. Ces
Ÿ‘ Ï ; _{ _
éléments peuvent être immédiatement repris dans la chaîne alimentaire, au premier ‘ .Çj;Ï
niveau
trophique. L'urée est, par exemple, directement assimilable par le
phytoplancton. Quant au phosphore organique dissous, sa réutilisation est indirecte
car
une
hydrolyse préalable par les phosphatases émises par de nombreux
phytoplanctontes est indispensable: ces enzymes séparent la fraction organique du
radical phosphate et l‘assimilation par les algues s'effectue, finalement, sous forme
minérale (Bougie, 1965) .
‘
Elémént
Vitesse horaire d'excrétion
matg.kg'1 poids sec
matg.kg'1 N du poisson
Ammonium (N)
4,47
Créatine (N)
3,37
30,6
?
Urée (N)
-
3,29
29,9
'
Phosphate (P)
2,84
25,8
f
Silicate (Si)
0,64
5,8
Tabl.
1.4
Vitesses
d‘excrétion
des
différentes
formes
d'azote, de phosphore et
de silicium par les anchois des côtes péruviennes
D'après Whitiedge & Packard, 1971
3.3.2
La biodégradation et la dissolution de la_silice biogénique
Dans les eaux subsuperficielles côtières, les concentrations en sels
nutritifs
sont supérieures à ce que l'on devrait attendre d'un mélange simple entre
masses
d'eau. Pour une valeur donnée d‘un facteur conservatif (température,
salinité, densité), cet: excès
'
peut être calculé; c‘est la
différence entre la
g
concentration
in situ (eau côtière)
théorique (eau du large). Près
des côtes marocaines, les accroissementsde nitrates, de phosphates et de silicates
atteignent respectivement 88, 13 5et 265% des valeurs du large (Fig. 1.17).
'
.
Les rapp0rts
éléments minéraux
soulignent un
recyclage plus rapide
du phosphore et du silicium par“rapport à”l'az0te (Fig. 1.18) : ils
{ ?.
varient respectivement entre ’9 et 13pour le“r‘-äpport azote“! phoSphoré et entre 0.9 et
!
1,5 pour le rapport aZote (silicium alors que les rapports normaux dans l‘eau du large
sont respectivement
de 16 et 2,8. «Au furet à.‘mésuredeiîla dérive vers le large des
eaux de résurgence, les rappo33e rapprochent de la normale, l‘oxydation de la
matière organique récemment synthétisée étant alors totale.
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