l
l
l
8
LES REMONTÉES D’EAUX CÔTIÈRES
primaire végétale ait des répercussions positives sur les échelons trophiques qui
dépendent tous, directement ou indirectement, de la biomasse* phytoplanctonique.
.
.
.
.
.
,
;—
.
1
Depuis Ryther (1969), il est classrque de dire que la morhe de la peche mondiale
provient des régions de remontée qui ne représentent pourtant que le millième de la
surface océanique! Trois raisons peuvent expliquer cette production élevée de
poissons :
o
le niveau de la production primaire
.
l‘efficacité du transfert énergétique d‘un niveau trophique au suivant
0
la réduction du nombre de ces niveaux, chaque gain d'un échelon évitant la perte
_
de 80 à 90% de l‘énergie.
m
Environnement
primaire
trophiques
Eff101ence
poissons
(g 0. m'2. an'1)
( %)
(9 C. m'2
.
an'1)
10
”
0, 0005
Néritique
100
3
15
O, 34
Remontée d'eau
200
‘l, 5
20
36
Tabl.1.2
Production
estimée
de
poissons
à
partir des
valeurs
de
production
primaire dans trois types d'écosystèmes
marins.
D'après Parsons & Takahashi, 1973
C'est
l'exemple des côtes péruviennes, où la capture de l'anchois
représentait, au début des années 70, le sixième de la pêche mondiale (Tabl. 1.2), qui
a donné naissance à cette conception qui doit être nuancée à la lumière de données
récentes. La production-de poissons n'est certainement pas, dans les régions de
résurgence, cent fois supérieure a ce qu'elle est sur les plateaux continentaux.
L‘utilisation directe du?“ phytoplancton par les
espèces types des résurgences
(anchois, sardines)
est limitée aux stades juvéniles et, dans le cas de l‘anchois du
Pérou, à une fraction seulement de la côte. Si l'on suit les théories de Cushing (1971
a, 1971 D, 1978), le réseau alimentaire des régions de remontée serait même voisin
de celui des mers tempérées. La plus grande productivité de ses pêcheries, mais
seulement d‘un facteur 3 à 4, tiendrait à la plus grande durée de la floraison
phytoplanctonique*. La moindre richesse des eaux californiennes et africaines serait
due à la moindre durée de l‘affleurement et à son caractère intermittent, même si un
autre facteur, la teneur en sels nutritifs des eaux de remontée intervient. De toute
.
façon, il serait hasardeux de corréler directement
production primaire élevée et
pêche abondante, car la nourriture disponible contrôle le stock de poissons
probablement seulement lors de la phase larvaire.
l
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LES REMONTÉES D’EAUX CÔTIÈRES
primaire végétale ait des répercussions positives sur les échelons trophiques qui
dépendent tous, directement ou indirectement, de la biomasse* phytoplanctonique.
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Depuis Ryther (1969), il est classrque de dire que la morhe de la peche mondiale
provient des régions de remontée qui ne représentent pourtant que le millième de la
surface océanique! Trois raisons peuvent expliquer cette production élevée de
poissons :
o
le niveau de la production primaire
.
l‘efficacité du transfert énergétique d‘un niveau trophique au suivant
0
la réduction du nombre de ces niveaux, chaque gain d'un échelon évitant la perte
_
de 80 à 90% de l‘énergie.
m
Environnement
primaire
trophiques
Eff101ence
poissons
(g 0. m'2. an'1)
( %)
(9 C. m'2
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an'1)
10
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0, 0005
Néritique
100
3
15
O, 34
Remontée d'eau
200
‘l, 5
20
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Tabl.1.2
Production
estimée
de
poissons
à
partir des
valeurs
de
production
primaire dans trois types d'écosystèmes
marins.
D'après Parsons & Takahashi, 1973
C'est
l'exemple des côtes péruviennes, où la capture de l'anchois
représentait, au début des années 70, le sixième de la pêche mondiale (Tabl. 1.2), qui
a donné naissance à cette conception qui doit être nuancée à la lumière de données
récentes. La production-de poissons n'est certainement pas, dans les régions de
résurgence, cent fois supérieure a ce qu'elle est sur les plateaux continentaux.
L‘utilisation directe du?“ phytoplancton par les
espèces types des résurgences
(anchois, sardines)
est limitée aux stades juvéniles et, dans le cas de l‘anchois du
Pérou, à une fraction seulement de la côte. Si l'on suit les théories de Cushing (1971
a, 1971 D, 1978), le réseau alimentaire des régions de remontée serait même voisin
de celui des mers tempérées. La plus grande productivité de ses pêcheries, mais
seulement d‘un facteur 3 à 4, tiendrait à la plus grande durée de la floraison
phytoplanctonique*. La moindre richesse des eaux californiennes et africaines serait
due à la moindre durée de l‘affleurement et à son caractère intermittent, même si un
autre facteur, la teneur en sels nutritifs des eaux de remontée intervient. De toute
.
façon, il serait hasardeux de corréler directement
production primaire élevée et
pêche abondante, car la nourriture disponible contrôle le stock de poissons
probablement seulement lors de la phase larvaire.
