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5.2 Risque d’incendie-explosion
5 • Les réactions
dangereuses et le risque
d’incendie-explosion
– les détonations, qui correspondent à des vitesses de réaction très élevées et
très énergétiques, sont accompagnées d’une onde de choc due à la brusque augmentation de la pression par suite du dégagement important de
gaz ; cette onde de choc est caractérisée par une succession d’ondes de surpression suivies d’ondes de dépression et c’est elle qui est à l’origine des
destructions mécaniques importantes ; c’est notamment le cas de l’explosion d’AZF à Toulouse dont l’onde de choc produite a détruit les édifices
alentour. Ce sont surtout les décompositions des explosifs qui sont des
détonations.
Bien entendu, ce sont les réactions dangereuses qui sont à l’origine des déflagrations et détonations, à savoir les réactions entre produits incompatibles,
les réactions de combustion des produits inflammables et la décomposition
des explosifs.
Les phénomènes explosifs sont plus complexes et souvent assez difficiles à
étudier ; d’une façon générale, chaque fois qu’il existe un risque d’incendie,
on ne peut pas écarter la présence d’un risque d’explosion et réciproquement.
En pratique, l’incendie suit ou précède très souvent l’explosion, mais il existe
aussi des feux sans explosions et des explosions sans incendies.
5.2.3 Appréciation du risque d’incendie-explosion
Tous les mélanges combustible + comburant (l’air en l’occurrence) ne
s’enflamment pas ni n’explosent ; seuls les mélanges dont la composition se
trouve entre deux concentrations limites peuvent s’enflammer ou exploser.
Ainsi pour l’acétone, seuls les mélanges avec l’air contenant entre 2,6 % et
16 % en volume d’acétone dans l’air, peuvent s’enflammer ; pour l’explosion,
la plage entre les deux limites est encore plus étroite ; l’explosion a sa puissance maximale pour une concentration de 6 % dans l’air.
Sur le plan pratique, la combustibilité d’un produit se traduit par son inflammabilité et son explosibilité, d’où la mise en place de paramètres définissant
le pouvoir inflammatoire et l’aptitude à exploser des substances et des
mélanges.
m Détermination de l’inflammabilité des produits solides,
liquides ou gazeux
Sur le plan pratique, il est essentiel de connaître l’inflammabilité et l’explosibilité des substances mises en œuvre et les limites des concentrations des
mélanges avec l’air.
5.2 Risque d’incendie-explosion
5 • Les réactions
dangereuses et le risque
d’incendie-explosion
– les détonations, qui correspondent à des vitesses de réaction très élevées et
très énergétiques, sont accompagnées d’une onde de choc due à la brusque augmentation de la pression par suite du dégagement important de
gaz ; cette onde de choc est caractérisée par une succession d’ondes de surpression suivies d’ondes de dépression et c’est elle qui est à l’origine des
destructions mécaniques importantes ; c’est notamment le cas de l’explosion d’AZF à Toulouse dont l’onde de choc produite a détruit les édifices
alentour. Ce sont surtout les décompositions des explosifs qui sont des
détonations.
Bien entendu, ce sont les réactions dangereuses qui sont à l’origine des déflagrations et détonations, à savoir les réactions entre produits incompatibles,
les réactions de combustion des produits inflammables et la décomposition
des explosifs.
Les phénomènes explosifs sont plus complexes et souvent assez difficiles à
étudier ; d’une façon générale, chaque fois qu’il existe un risque d’incendie,
on ne peut pas écarter la présence d’un risque d’explosion et réciproquement.
En pratique, l’incendie suit ou précède très souvent l’explosion, mais il existe
aussi des feux sans explosions et des explosions sans incendies.
5.2.3 Appréciation du risque d’incendie-explosion
Tous les mélanges combustible + comburant (l’air en l’occurrence) ne
s’enflamment pas ni n’explosent ; seuls les mélanges dont la composition se
trouve entre deux concentrations limites peuvent s’enflammer ou exploser.
Ainsi pour l’acétone, seuls les mélanges avec l’air contenant entre 2,6 % et
16 % en volume d’acétone dans l’air, peuvent s’enflammer ; pour l’explosion,
la plage entre les deux limites est encore plus étroite ; l’explosion a sa puissance maximale pour une concentration de 6 % dans l’air.
Sur le plan pratique, la combustibilité d’un produit se traduit par son inflammabilité et son explosibilité, d’où la mise en place de paramètres définissant
le pouvoir inflammatoire et l’aptitude à exploser des substances et des
mélanges.
m Détermination de l’inflammabilité des produits solides,
liquides ou gazeux
Sur le plan pratique, il est essentiel de connaître l’inflammabilité et l’explosibilité des substances mises en œuvre et les limites des concentrations des
mélanges avec l’air.
