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4.4 Concentrations limites des substances
toxiques dans l’air
4 • Le risque
d’intoxication
tances et préparations chimiques émettent dans l’air, dès la température
ambiante, et en quantités variables, des vapeurs qui se mélangent à l’air et
sont inhalés ; une partie de la quantité de l’air aspiré est rejetée par
l’expiration ; l’autre partie se retrouve au niveau des alvéoles pulmonaires et
passe dans le sang.
Les quantités de vapeurs émises augmentent avec la température car elles
dépendent essentiellement de la tension de vapeur de la substance. L’élévation de la température accroît donc le risque d’intoxication et d’incendieexplosion.
De même, les aérosols (poussières très fines, vésicules liquides, brouillards)
qui restent en suspension dans l’air peuvent pénétrer dans l’organisme par la
voie respiratoire.
Par conséquent, l’air qui se trouve à proximité d’un produit chimique est
plus ou moins pollué tant par les vapeurs que par les aérosols émis. L’importance du risque est également liée à celles des quantités absorbées, autrement
dit aux concentrations des polluants dans l’air ainsi que la durée de respiration de cet air.
Les concentrations en substances dangereuses ayant une grande influence sur
l’importance des risques, les hygiénistes des différents pays industrialisés ont
défini des valeurs limites, concentrations à ne pas dépasser, afin de ne pas
nuire à la santé des travailleurs. Autrement dit, toute atmosphère dont la
concentration en polluant chimique est supérieure à la valeur limite, présente
un risque d’intoxication certain ; si cette concentration reste inférieure à la
valeur limite, alors il y a peu ou pas de danger. On admet donc une certaine
pollution de l’air inhalé, à condition qu’elle reste faible et acceptable.
Ces concentrations limites ont été déterminées empiriquement, en tenant
compte de différentes données techniques, toxicologiques, cliniques, épidémiologiques, voire économiques. Elles ne peuvent être considérées comme
des valeurs absolues et scientifiquement exactes ; d’ailleurs elles évoluent en
fonction des nouvelles connaissances acquises sur ces produits. C’est la raison
essentielle pour laquelle ces valeurs ont seulement un caractère indicatif et
sont recommandées par les hygiénistes et les organismes officiels sans qu’elles
soient rendues obligatoires, mises à part quelques substances pour lesquelles
une réglementation impose des limites (amiante, silice, plomb et dérivés,
benzène, chlorure de vinyle, acide cyanhydrique, bromure de méthyle).
Les concentrations limites n’ont rien à voir avec les limites olfactives ainsi
que les limites d’inflammabilité et d’explosivité.
Les valeurs limites les plus anciennes (1938) sont les TLV (threshold limit
values) américaines, publiées par l’association d’hygiéniste ACGIH. Les Alle-
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