2.5 La distribution géographique de la diversité biologique
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toundras (15%), etc. Il faut y ajouter les aires cultivées qui représentent
plus de 10% de la surface des terres émergées, ainsi que les déserts et
les étendues glacées (30%).
2.5.5 Une organisation taxinomique:
les régions biogéographiques
De nombreuses tentatives ont été réalisées pour diviser la surface de la
Terre en grandes régions biogéographiques. Il s’agissait de dégager
des modes d’organisation spatiale de la diversité biologique sur la base
de la distribution actuelle et des connaissances historiques concernant
la mise en place des flores et des faunes. De manière très schématique,
en milieu terrestre, on distingue six grandes régions qui correspondent
globalement aux principales plaques continentales, et dans lesquelles
flore et faune ont une histoire commune. Il y a trois grandes régions
«tropicales»: l’Afrotropicale (Afrique) la Néotropicale (Amérique du
Sud) et l’Indo-malaise ou Orientale qui hébergent plus des deux tiers
des espèces terrestres connues. Les régions Néarctique (Amérique du
Nord), Paléarctique (Eurasie) et Australienne (Australie) correspondent
aux zones tempérées à froides. On distingue en outre la région des îles
du Pacifique, et l’Antarctique (figure 2.5).
L’exercice de typologie qui consiste à identifier des zones biogéographiques ne se limite pas bien entendu aux six grandes zones ci-dessus.
Dans chacune d’entre elles on peut distinguer des sous ensembles, en
fonction du degré de précision que l’on recherche. Ainsi, l’Europe continentale a été découpée en 9 régions ou domaines biogéographiques.
La France est le seul pays d’Europe à posséder de vastes territoires
situés dans quatre domaines biogéographiques très différents: atlantique, continental, alpin, méditerranéen. Cela explique la grande diversité de vertébrés recensée dans l’hexagone. Il en est de même pour les
habitats naturels, des sapinières du haut Jura (climat presque boréal)
aux steppes de la Crau où vivent des espèces à affinités africaines. La
diversité écologique de la France lui a permis de surmonter les destructions de la faune et de la flore liées à la révolution industrielle ainsi
qu’aux transformations liées à l’agriculture: déforestation, drainage
des zones humides, suppression des haies, mises en culture, lutte
contre les «nuisibles», etc. Seul un petit nombre d’espèces a disparu
avant le XX e  siècle, mais le nombre d’espèces menacées a augmenté
avec l’intensification de l’anthropisation.
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