2.5 La distribution géographique de la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
• Le talus continental se prolonge par le domaine bathyal qui présente
une richesse spécifique maximum entre 1 000-1 500 m pour les communautés pélagiques, et 1 000-2 000 m pour le mégabenthos.
• Le bassin océanique proprement dit est formé par la plaine abyssale
entre 4 000 et 6 000 m de profondeur avec des fosses plus profondes,
mais aussi des crêtes médio-océaniques (2 à 3 000 m). Jusqu’à une
époque récente on pensait que la vie était peu abondante dans l’océan
profond. Depuis on a mis en évidence la grande richesse en espèces
des sédiments profonds, dont la plus grande partie n’est pas décrite
avec précision.
2.5.3 La relation surface – nombre d’espèces
Il existe une relation empirique bien connue des écologistes entre la
surface d’une île et le nombre d’espèces observées sur cette île. Elle
s’exprime le plus souvent par l’équation d’Arrhénius:
S = cA z , où S est le nombre d’espèces, A la surface, c et z sont des
constantes. La notion d’île s’applique aussi bien aux îles océaniques
qu’aux îles continentales à savoir les sommets de montagnes, les lacs
ou les bassins hydrographiques isolés les uns des autres.
Des relations entre la surface d’un système insulaire et la richesse
spécifique d’un groupe ont été mises en évidence à de nombreuses
reprises. Il existe cependant des différences en fonction des provinces
biogéographiques qui ont connu des histoires différentes. Dans l’exemple présenté sur la figure 2.4 qui concerne des fleuves africains et des
fleuves européens, on a mis en évidence dans chacune des provinces
biogéographiques, l’existence d’une bonne relation entre la surface du
bassin-versant (ou le débit des fleuves) et la richesse spécifique en
poissons de ces bassins versants.
On donne une explication à la relation surface-richesse en espèces:
lorsque la surface augmente on peut s’attendre à ce que la diversité des
habitats augmente également, et les peuplements sont d’autant plus
riches en espèces que les habitats sont diversifiés.
On estime également que le nombre d’espèces observées sur une île
est le résultat d’un équilibre dynamique entre les extinctions naturelles
d’espèces et le taux d’immigration d’espèces venues d’un continent
source, plus riche en espèces. C’est la théorie des équilibres dynamiques
de MacArthur et Wilson.
Lorsqu’on considère une province biogéographique de la taille d’un
continent telle que l’Europe ou l’Afrique, les extinctions sont compensées
par des phénomènes de spéciation.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
• Le talus continental se prolonge par le domaine bathyal qui présente
une richesse spécifique maximum entre 1 000-1 500 m pour les communautés pélagiques, et 1 000-2 000 m pour le mégabenthos.
• Le bassin océanique proprement dit est formé par la plaine abyssale
entre 4 000 et 6 000 m de profondeur avec des fosses plus profondes,
mais aussi des crêtes médio-océaniques (2 à 3 000 m). Jusqu’à une
époque récente on pensait que la vie était peu abondante dans l’océan
profond. Depuis on a mis en évidence la grande richesse en espèces
des sédiments profonds, dont la plus grande partie n’est pas décrite
avec précision.
2.5.3 La relation surface – nombre d’espèces
Il existe une relation empirique bien connue des écologistes entre la
surface d’une île et le nombre d’espèces observées sur cette île. Elle
s’exprime le plus souvent par l’équation d’Arrhénius:
S = cA z , où S est le nombre d’espèces, A la surface, c et z sont des
constantes. La notion d’île s’applique aussi bien aux îles océaniques
qu’aux îles continentales à savoir les sommets de montagnes, les lacs
ou les bassins hydrographiques isolés les uns des autres.
Des relations entre la surface d’un système insulaire et la richesse
spécifique d’un groupe ont été mises en évidence à de nombreuses
reprises. Il existe cependant des différences en fonction des provinces
biogéographiques qui ont connu des histoires différentes. Dans l’exemple présenté sur la figure 2.4 qui concerne des fleuves africains et des
fleuves européens, on a mis en évidence dans chacune des provinces
biogéographiques, l’existence d’une bonne relation entre la surface du
bassin-versant (ou le débit des fleuves) et la richesse spécifique en
poissons de ces bassins versants.
On donne une explication à la relation surface-richesse en espèces:
lorsque la surface augmente on peut s’attendre à ce que la diversité des
habitats augmente également, et les peuplements sont d’autant plus
riches en espèces que les habitats sont diversifiés.
On estime également que le nombre d’espèces observées sur une île
est le résultat d’un équilibre dynamique entre les extinctions naturelles
d’espèces et le taux d’immigration d’espèces venues d’un continent
source, plus riche en espèces. C’est la théorie des équilibres dynamiques
de MacArthur et Wilson.
Lorsqu’on considère une province biogéographique de la taille d’un
continent telle que l’Europe ou l’Afrique, les extinctions sont compensées
par des phénomènes de spéciation.
