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2 • La diversité biologique : un état des lieux
entre les flores et les faunes, on peut diviser la planète en régions
biogéographiques. Dans l’un comme dans l’autre cas, cette démarche
typologique s’inscrit, elle aussi, dans un système hiérarchique, avec
des subdivisions qui sont fonction du degré de précision recherché. À
l’opposé on peut également chercher à identifier des aires originales,
particulièrement riches en espèces endémiques…
2.5.1 La diversité taxinomique
des milieux aquatiques
En milieu marin, on retrouve l’ensemble des grands phyllums connus
à ce jour, dont 15 sont exclusivement marins (échinodermes, brachiopodes, etc.) (tableau 2.3). Un seul, les Onychophora, n’est connu qu’en
milieu terrestre. Il y a là une certaine logique si l’on reconnaît que la
vie est née en milieu aquatique.
Près de 230 000 espèces ont été décrites en milieu marin, ce qui ne
représente que 15% environ de la biodiversité connue, en dépit du fait
que les océans occupent 70% de la surface du globe. Il y a à cela deux
explications possibles qui ne sont pas contradictoires: le milieu marin
est moins exploré, mais également moins hétérogène que le milieu
terrestre; les phylums qui ont colonisé le milieu terrestre se sont beaucoup plus diversifiés, à l’exemple des insectes. C’est le long des côtes
que 70% des espèces sont recensées. Les récifs coralliens, qui sont
l’équivalent en milieu marin des forêts tropicales n’occupent que 0,5%
de la surface de la planète. Ils hébergent par contre environ un tiers des
espèces marines décrites.
Le monde marin nous réserve encore des surprises. Rappelons la
découverte faite il y a maintenant 30 ans, de la faune des sources
hydrothermales! De nombreuses espèces nouvelles, à la biologie très
particulière, ont été découvertes, dont le fameux «ver de Pompéi» qui
vit dans des tubes fixés à la paroi des fumeurs noirs.
Espèces endémiques. Les espèces sont dites endémiques lorsqu’elles
ne se rencontrent qu’en un lieu donné, et nulle part ailleurs. On
parle souvent d’endémisme dans un contexte géographique: les
centaines d’espèces de poissons cichlidés qui peuplent les grands
lacs d’Afrique de l’Est (Victoria, Malawi, Tanganyika), ou les troisquarts des espèces de mammifères de Madagascar. Le phénomène
d’endémisme est lié à l’isolement géographique de taxons qui
évoluent ensuite en système clos.
2 • La diversité biologique : un état des lieux
entre les flores et les faunes, on peut diviser la planète en régions
biogéographiques. Dans l’un comme dans l’autre cas, cette démarche
typologique s’inscrit, elle aussi, dans un système hiérarchique, avec
des subdivisions qui sont fonction du degré de précision recherché. À
l’opposé on peut également chercher à identifier des aires originales,
particulièrement riches en espèces endémiques…
2.5.1 La diversité taxinomique
des milieux aquatiques
En milieu marin, on retrouve l’ensemble des grands phyllums connus
à ce jour, dont 15 sont exclusivement marins (échinodermes, brachiopodes, etc.) (tableau 2.3). Un seul, les Onychophora, n’est connu qu’en
milieu terrestre. Il y a là une certaine logique si l’on reconnaît que la
vie est née en milieu aquatique.
Près de 230 000 espèces ont été décrites en milieu marin, ce qui ne
représente que 15% environ de la biodiversité connue, en dépit du fait
que les océans occupent 70% de la surface du globe. Il y a à cela deux
explications possibles qui ne sont pas contradictoires: le milieu marin
est moins exploré, mais également moins hétérogène que le milieu
terrestre; les phylums qui ont colonisé le milieu terrestre se sont beaucoup plus diversifiés, à l’exemple des insectes. C’est le long des côtes
que 70% des espèces sont recensées. Les récifs coralliens, qui sont
l’équivalent en milieu marin des forêts tropicales n’occupent que 0,5%
de la surface de la planète. Ils hébergent par contre environ un tiers des
espèces marines décrites.
Le monde marin nous réserve encore des surprises. Rappelons la
découverte faite il y a maintenant 30 ans, de la faune des sources
hydrothermales! De nombreuses espèces nouvelles, à la biologie très
particulière, ont été découvertes, dont le fameux «ver de Pompéi» qui
vit dans des tubes fixés à la paroi des fumeurs noirs.
Espèces endémiques. Les espèces sont dites endémiques lorsqu’elles
ne se rencontrent qu’en un lieu donné, et nulle part ailleurs. On
parle souvent d’endémisme dans un contexte géographique: les
centaines d’espèces de poissons cichlidés qui peuplent les grands
lacs d’Afrique de l’Est (Victoria, Malawi, Tanganyika), ou les troisquarts des espèces de mammifères de Madagascar. Le phénomène
d’endémisme est lié à l’isolement géographique de taxons qui
évoluent ensuite en système clos.
