2.4 Mesurer la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
de construire automatiquement des clés d’identification, des diagnoses
ou des reconstructions phylogénétiques, de faire des identifications, de
stocker et d’accéder à des données variées dont celles des collections
entreposées dans les musées.
De manière générale l’objectif n’est pas de constituer des bases de
données isolées et monstrueuses mais, grâce à Internet, d’organiser le
partage du savoir (bases de données réparties, logiciels, travail coopératif, etc.) et d’assurer la compatibilité et la synergie entre les différentes
initiatives qui se font jour. C’est l’objectif du GBIF (Global Biodiversity
Information Facility) du Forum Mégascience de l’OCDE. Il a été créé
en 2001 afin de prendre en charge un ensemble de tâches qui permettraient à tous les utilisateurs d’accéder par Internet au stock mondial de
données primaires sur la biodiversité. La mission du GBIF est de faciliter la numérisation des données primaires et leur dissémination à
l’échelle mondiale, de telle sorte qu’une personne, quel que soit son
pays d’origine, puisse tirer profit de l’utilisation de cette information.
Pour ce faire, le GBIF offre un moteur de recherche portant sur des
bases de données connectées au GBIF de manière standardisée. Les
possesseurs de données peuvent connecter tout ou partie de leurs
ressources au GBIF, mais restent maîtres de leurs données, qu’ils
continuent à héberger et à utiliser dans le cadre de leur travail.
2.4 MESURER LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
Les opinions divergent sur la manière de mesurer la biodiversité. Il n’y
a aucune mesure universelle et celles qui sont utilisées dépendent en
réalité des objectifs poursuivis. Sur un plan théorique on devrait évaluer
tous les aspects de la biodiversité dans un système donné. Mais c’est
une tâche pratiquement irréalisable et il faut se contenter d’une estimation approchée en se référant à des indicateurs qui peuvent concerner
la génétique, les espèces ou les peuplements, la structure de l’habitat, ou
toute combinaison qui fournit une évaluation relative mais pertinente
de la diversité biologique.
La richesse en espèces (le nombre d’espèces) qui peut être déterminée
pour l’ensemble des taxons présents dans un milieu, ou pour des sousensembles de taxons, est l’unité de mesure la plus courante, à tel point
qu’on a parfois tendance à assimiler abusivement biodiversité et richesse
en espèces. Certes, plus le nombre d’espèces est élevé, plus on a de
chances d’inclure une plus grande diversité génétique, phylogénétique,
morphologique, biologique et écologique. Pour certains groupes bien
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
de construire automatiquement des clés d’identification, des diagnoses
ou des reconstructions phylogénétiques, de faire des identifications, de
stocker et d’accéder à des données variées dont celles des collections
entreposées dans les musées.
De manière générale l’objectif n’est pas de constituer des bases de
données isolées et monstrueuses mais, grâce à Internet, d’organiser le
partage du savoir (bases de données réparties, logiciels, travail coopératif, etc.) et d’assurer la compatibilité et la synergie entre les différentes
initiatives qui se font jour. C’est l’objectif du GBIF (Global Biodiversity
Information Facility) du Forum Mégascience de l’OCDE. Il a été créé
en 2001 afin de prendre en charge un ensemble de tâches qui permettraient à tous les utilisateurs d’accéder par Internet au stock mondial de
données primaires sur la biodiversité. La mission du GBIF est de faciliter la numérisation des données primaires et leur dissémination à
l’échelle mondiale, de telle sorte qu’une personne, quel que soit son
pays d’origine, puisse tirer profit de l’utilisation de cette information.
Pour ce faire, le GBIF offre un moteur de recherche portant sur des
bases de données connectées au GBIF de manière standardisée. Les
possesseurs de données peuvent connecter tout ou partie de leurs
ressources au GBIF, mais restent maîtres de leurs données, qu’ils
continuent à héberger et à utiliser dans le cadre de leur travail.
2.4 MESURER LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
Les opinions divergent sur la manière de mesurer la biodiversité. Il n’y
a aucune mesure universelle et celles qui sont utilisées dépendent en
réalité des objectifs poursuivis. Sur un plan théorique on devrait évaluer
tous les aspects de la biodiversité dans un système donné. Mais c’est
une tâche pratiquement irréalisable et il faut se contenter d’une estimation approchée en se référant à des indicateurs qui peuvent concerner
la génétique, les espèces ou les peuplements, la structure de l’habitat, ou
toute combinaison qui fournit une évaluation relative mais pertinente
de la diversité biologique.
La richesse en espèces (le nombre d’espèces) qui peut être déterminée
pour l’ensemble des taxons présents dans un milieu, ou pour des sousensembles de taxons, est l’unité de mesure la plus courante, à tel point
qu’on a parfois tendance à assimiler abusivement biodiversité et richesse
en espèces. Certes, plus le nombre d’espèces est élevé, plus on a de
chances d’inclure une plus grande diversité génétique, phylogénétique,
morphologique, biologique et écologique. Pour certains groupes bien
