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1 • Pourquoi s’intéresser à la diversité biologique ?
ou virales, affectant l’homme, ses plantes cultivées et ses animaux domestiques, espèces prédatrices ou dangereuses, phobies, etc., sont autant
de raison de chercher à contrôler, voire à éradiquer, certaines espèces.
N’a-t-on pas qualifié le moustique de «serial-killer». Dans ce domaine
la littérature reste souvent muette, les conservationnistes écartant délibérément cette question de leurs discours, et le monde médical ou
vétérinaire, ignorant le plus souvent la thématique biodiversité. Or, dans
le domaine de la santé, on trouve d’excellents modèles illustrant les
capacités d’adaptation de la biodiversité aux nouvelles conditions créées
par les comportements et habitats humains, ainsi qu’aux moyens de
lutte qui ont été développés contre les pathogènes.
La lutte contre les pathogènes et leurs vecteurs, ou contre les nuisances
d’origine animale ou végétale, mobilise des moyens considérables. On
imagine mal interrompre les opérations de lutte et de contrôle. Comment
concilier ces activités avec la conservation de l’autre partie de la biodiversité? Et, surtout, comment concilier les actions de conservation avec
la protection de la santé humaine?
1.2.7 Biodiversité et société
Le préambule de la CDB mentionne la responsabilité des hommes dans
l’appauvrissement de la diversité biologique mais reconnaît que le
développement économique et social est une priorité pour les pays en
développement et que les États ont des droits souverains sur l’utilisation
et la conservation de leurs ressources biologiques. Cette Convention est
en réalité un compromis politique entre diverses communautés d’intérêt.
Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas de mesure en matière de
conservation qui ne soit voulue et acceptée par la société. L’usage
comme la conservation de la diversité biologique sont à l’origine de
conflits d’intérêts dont la résolution dépend de choix en matière de
développement économique et d’utilisation des ressources biologiques,
mais aussi de systèmes de valeurs inhérents aux sociétés et dans lesquels
la diversité biologique occupe ou non une place.
Les motivations peuvent relever d’une démarche éthique qu’elle soit
ou non d’inspiration religieuse: nous ne devons pas détruire ce que la
Nature a mis si longtemps à créer. Dans ce contexte, la conservation va
de soi. Dans d’autres cas, on cherche à protéger une ressource. C’est
l’objectif par exemple de certaines aires marines protégées qui sont
mises en place pour protéger les stocks de poissons. Ou bien encore, on
peut chercher à protéger des espèces et des écosystèmes dans une perspective économique: écotourisme, ressources biologiques, etc. Certains
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