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9 • La conservation de la diversité biologique
• conservation et gestion durable de la biodiversité. La conservation de
la biodiversité doit privilégier la conservation in situ des écosystèmes
et des habitats naturels, soit dans des zones protégées où des mesures
spéciales peuvent être prises pour conserver la diversité biologique,
soit par une gestion durable des milieux et des ressources exploitées.
Il s’agit également de maintenir et préserver les connaissances et
pratiques traditionnelles des communautés autochtones qui présentent
un intérêt pour l’utilisation durable de la diversité biologique. Il faut
également, si nécessaire, prendre des mesures pour conserver ex situ
des éléments constitutifs de la diversité biologique, de préférence
dans les pays d’origine de ces éléments.
• principe de la souveraineté sur les ressources biologiques. Il est rappelé que les États ont des droits souverains sur leurs ressources naturelles et que la législation nationale détermine les conditions d’accès
aux ressources génétiques. Les États sont également responsables de
la conservation de la diversité biologique présente sur leur territoire.
Ils doivent faire en sorte que les activités exercées dans les limites de
leur juridiction ne causent pas de dommages à l’environnement dans
d’autre États. La convention reconnaît explicitement que le développement économique et social et l’éradication de la pauvreté sont prioritaires dans les pays en développement, dans un contexte de
développement durable.
• accès et transfert de technologies. Le principe d’un partage juste et
équitable des résultats de la recherche industrielle est posé. Les avantages résultant de la mise au point de produits issus de ressources
génétiques fournies par une des parties doivent faire l’objet d’accords
négociés. Les pays signataires s’engagent à faciliter le transfert et
l’accès aux technologies nécessaires à la conservation et à l’utilisation
durable de la diversité biologique.
La Convention sur la désertification entrée en vigueur seulement en
1996, se propose de mettre un terme à un phénomène inquiétant: environ
un quart des terres émergées sont en voie de désertification, c’est-àdire soumis à une dégradation des sols qui prive progressivement la
Terre de ses potentialités agricoles et pastorales, et détruit simultanément la diversité biologique. Il ne s’agit pas de l’extension des déserts
traditionnels, mais bien de terres cultivables que la pression humaine
transforme peu à peu en espaces stériles. La Convention sur la désertification vise à promouvoir des moyens de lutte comme la régénération
des sols, l’amélioration de la productivité des cultures, des plantations
d’arbres, des combustibles de substitution, etc. Elle est confrontée à un
manque crucial de financement.
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