9.3 Les aires protégées
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Comme les réserves en milieu terrestre, les réserves marines ont pour
objectif de protéger des espèces ou des écosystèmes en danger. Mais
une des fonctions des aires marines protégées est également de protéger
les ressources vivantes. Que ce soient des aires de reproduction et de
frai, ou des habitats permettant à certaines espèces d’échapper aux
captures, l’objectif est de maintenir, grâce aux aires protégées, les
conditions de renouvellement des stocks. De nombreuses expériences
ont montré que ces modes de gestion étaient efficaces pour protéger les
populations sédentaires. Par contre ces mesures n’ont qu’une portée
limitée pour les populations de grandes espèces migratrices comme le
thon ou le saumon. Il faut leur appliquer les mesures traditionnelles de
régulation des pêches.
Un nouvel établissement public national placé sous la tutelle du
ministre chargé de la protection de la Nature a été créé en 2006: l’Agence
des aires marines protégées. Elle a pour vocation d’appuyer l’État et
les collectivités territoriales pour l’élaboration de stratégie de création
et de gestion d’aires marines protégées. Elle fait fonction d’agence de
moyens pour les parcs naturels marins. Elle contribuera également à la
création d’aires marines décidées au niveau international, dans le cadre
des engagements internationaux de la France en faveur de la diversité
biologique marine et côtière.
9.3.6 L’inconnue du changement climatique
La biodiversité est née du changement, et notamment des variations du
climat qui n’a cessé de se modifier, aussi bien localement qu’à l’échelle
du globe, depuis des dizaines de millions d’années. Les experts nous
annoncent quelques degrés de plus pour la fin du siècle. Un réchauffement qui va, sans aucun doute, engendrer des modifications significatives de la biodiversité un peu partout dans le monde. En Europe, on a
d’ailleurs mis en évidence que plusieurs espèces ont déjà entrepris de
migrer. Selon certaines estimations: 180 km vers le nord et 150 m en
altitude pour un degré de réchauffement… Des espèces d’oiseaux
méditerranéens comme le héron garde-bœuf ou le guêpier d’Europe,
sont maintenant observées dans le nord du pays. Plusieurs espèces de
poissons marins tropicaux sont fréquemment observées dans l’Atlantique
nord.
Avec le réchauffement, la sécheresse, ou la fonte des glaciers, vont
s’accentuer dans certaines régions. D’autres, par contre, deviendront
plus clémentes et mieux arrosées, mais on ne sait pas encore lesquelles.
Il est probable que certaines zones humides vont disparaître, alors que
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Comme les réserves en milieu terrestre, les réserves marines ont pour
objectif de protéger des espèces ou des écosystèmes en danger. Mais
une des fonctions des aires marines protégées est également de protéger
les ressources vivantes. Que ce soient des aires de reproduction et de
frai, ou des habitats permettant à certaines espèces d’échapper aux
captures, l’objectif est de maintenir, grâce aux aires protégées, les
conditions de renouvellement des stocks. De nombreuses expériences
ont montré que ces modes de gestion étaient efficaces pour protéger les
populations sédentaires. Par contre ces mesures n’ont qu’une portée
limitée pour les populations de grandes espèces migratrices comme le
thon ou le saumon. Il faut leur appliquer les mesures traditionnelles de
régulation des pêches.
Un nouvel établissement public national placé sous la tutelle du
ministre chargé de la protection de la Nature a été créé en 2006: l’Agence
des aires marines protégées. Elle a pour vocation d’appuyer l’État et
les collectivités territoriales pour l’élaboration de stratégie de création
et de gestion d’aires marines protégées. Elle fait fonction d’agence de
moyens pour les parcs naturels marins. Elle contribuera également à la
création d’aires marines décidées au niveau international, dans le cadre
des engagements internationaux de la France en faveur de la diversité
biologique marine et côtière.
9.3.6 L’inconnue du changement climatique
La biodiversité est née du changement, et notamment des variations du
climat qui n’a cessé de se modifier, aussi bien localement qu’à l’échelle
du globe, depuis des dizaines de millions d’années. Les experts nous
annoncent quelques degrés de plus pour la fin du siècle. Un réchauffement qui va, sans aucun doute, engendrer des modifications significatives de la biodiversité un peu partout dans le monde. En Europe, on a
d’ailleurs mis en évidence que plusieurs espèces ont déjà entrepris de
migrer. Selon certaines estimations: 180 km vers le nord et 150 m en
altitude pour un degré de réchauffement… Des espèces d’oiseaux
méditerranéens comme le héron garde-bœuf ou le guêpier d’Europe,
sont maintenant observées dans le nord du pays. Plusieurs espèces de
poissons marins tropicaux sont fréquemment observées dans l’Atlantique
nord.
Avec le réchauffement, la sécheresse, ou la fonte des glaciers, vont
s’accentuer dans certaines régions. D’autres, par contre, deviendront
plus clémentes et mieux arrosées, mais on ne sait pas encore lesquelles.
Il est probable que certaines zones humides vont disparaître, alors que
