7.4 La révolution biotechnologique et les OGM
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
l’introduction de caractères nouveaux dans un organisme qui n’aurait
pu les acquérir autrement. Ainsi, en principe une plante peut intégrer
un gène de poisson, de bactérie ou d’être humain. Mais la transgénèse
ne génère pas d’hybrides contre nature qui ne seraient pas viables. Les
échanges sont limités à quelques éléments génétiques qui vont entraîner
des modifications de quelques propriétés particulières de l’hôte. L’opération en soi n’a rien de très original dans la mesure où la Nature y
procède elle-même par des échanges et des associations génétiques
spontanés: ainsi se sont constitués après hybridation des polyploïdes
végétaux naturels, ainsi se transmettent des caractères de virulence
entre espèces bactériennes, ainsi des virus passent d’un animal à un
autre ou à l’homme.
La notion fondamentale qui sous-tend le développement des travaux
du génie génétique est bien l’unité du vivant. C’est l’universalité du
support de l’information génétique, de l’organisation linéaire du génome
La génomique et la biologie intégrative
L’objet de l’analyse des génomes ou «génomique» est de dresser
l’inventaire des gènes d’un organisme pour étudier leur fonction.
Cette discipline est née à la fin des années 1980. La génomique
structurale décrit l’organisation du génome, réalise son séquençage et dresse l’inventaire des gènes. L’analyse des génomes de
deux organismes végétaux modèles, le riz (50000 gènes) et l’arabette
des dames (Arabidopsis, environ 25 000 gènes) est achevée. Le
décryptage de l’information génétique humaine vient d’être réalisé
(environ 25 000 gènes), après celui de la levure de boulangerie
(Saccharomyces cerevisiae, 5 800 gènes) en 1996, d’un ver nématode
(Caenorhabditis elegans, 19 000 gènes) en 1998 et de la mouche
du vinaigre (Drosophila melanogaste, 13 600 gènes) en 2000. La
génomique fonctionnelle étudie les fonctions des gènes, leurs
modes de régulations, leurs interactions. La génomique embrasse
ainsi l’ensemble du génome, la globalité du système biologique.
Dans son sillage se profile une nouvelle période où l’étude globale
du génome devient partie intégrante de la biologie: c’est l’émergence de la biologie intégrative, capable d’appréhender les phénomènes biologiques depuis la molécule jusqu’à l’organisme en
situation réelle dans son environnement.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
l’introduction de caractères nouveaux dans un organisme qui n’aurait
pu les acquérir autrement. Ainsi, en principe une plante peut intégrer
un gène de poisson, de bactérie ou d’être humain. Mais la transgénèse
ne génère pas d’hybrides contre nature qui ne seraient pas viables. Les
échanges sont limités à quelques éléments génétiques qui vont entraîner
des modifications de quelques propriétés particulières de l’hôte. L’opération en soi n’a rien de très original dans la mesure où la Nature y
procède elle-même par des échanges et des associations génétiques
spontanés: ainsi se sont constitués après hybridation des polyploïdes
végétaux naturels, ainsi se transmettent des caractères de virulence
entre espèces bactériennes, ainsi des virus passent d’un animal à un
autre ou à l’homme.
La notion fondamentale qui sous-tend le développement des travaux
du génie génétique est bien l’unité du vivant. C’est l’universalité du
support de l’information génétique, de l’organisation linéaire du génome
La génomique et la biologie intégrative
L’objet de l’analyse des génomes ou «génomique» est de dresser
l’inventaire des gènes d’un organisme pour étudier leur fonction.
Cette discipline est née à la fin des années 1980. La génomique
structurale décrit l’organisation du génome, réalise son séquençage et dresse l’inventaire des gènes. L’analyse des génomes de
deux organismes végétaux modèles, le riz (50000 gènes) et l’arabette
des dames (Arabidopsis, environ 25 000 gènes) est achevée. Le
décryptage de l’information génétique humaine vient d’être réalisé
(environ 25 000 gènes), après celui de la levure de boulangerie
(Saccharomyces cerevisiae, 5 800 gènes) en 1996, d’un ver nématode
(Caenorhabditis elegans, 19 000 gènes) en 1998 et de la mouche
du vinaigre (Drosophila melanogaste, 13 600 gènes) en 2000. La
génomique fonctionnelle étudie les fonctions des gènes, leurs
modes de régulations, leurs interactions. La génomique embrasse
ainsi l’ensemble du génome, la globalité du système biologique.
Dans son sillage se profile une nouvelle période où l’étude globale
du génome devient partie intégrante de la biologie: c’est l’émergence de la biologie intégrative, capable d’appréhender les phénomènes biologiques depuis la molécule jusqu’à l’organisme en
situation réelle dans son environnement.
