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Biodiversité
réponses concrètes. Les biotechnologies offrent de nouvelles perspectives
d’utilisation du monde vivant par ingénierie génétique des organismes.
Les enjeux économiques sont considérables mais de nouveaux questionnements d’ordre éthique et scientifique quant aux limites et aux conditions d’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) se font
jour. Grâce aux progrès de la génétique et aux nouvelles connaissances
acquises en paléontologie, la grande aventure de l’évolution connaît un
regain d’intérêt de la part du grand public.
Quant à l’inventaire des espèces, il se poursuit sur des bases renouvelées, et avec de nouveaux outils (écologie, physiologie, biologie
moléculaire, bases de données, etc.). Alors que pendant longtemps on
envisageait la vie dans le cadre étroit des contraintes exercées par son
environnement physico-chimique, on sait maintenant grâce à l’écologie
et à la paléontologie qu’elle a largement contribué à le modifier et à
le façonner. Le monde vivant joue un rôle actif dans la dynamique des
grands cycles biogéochimiques dont certains sont responsables des
équilibres climatiques.
La conservation de la diversité biologique pose sur le plan opérationnel
des questions d’ordre technique et social. La mise en application des
principes du développement durable, point central de toute politique
de conservation, nécessite de trouver des compromis entre la protection
des espèces et le développement.
En moins d’un siècle, le comportement des sociétés occidentales par
rapport à la Nature s’est donc profondément modifié. De la volonté
initiale de maîtriser une Nature hostile, ce comportement s’est progressivement orienté vers une approche plus respectueuse de la vie par la
recherche d’un équilibre entre la satisfaction des besoins de l’humanité
et le fait de ne pas détruire la diversité du monde vivant. La Nature a
toujours un rôle utilitaire, mais il s’agit maintenant de la protéger pour
permettre une meilleure exploitation des ressources qu’elle ne nous a
pas encore révélées. Ce changement d’attitude est le résultat de motivations tout à la fois éthiques, esthétiques, économiques et écologiques
qui agissent conjointement et dont il est bien difficile d’évaluer la part
respective.
Simultanément, nous vivons sur le plan scientifique une période particulièrement exaltante. Les progrès des connaissances sur le monde
vivant n’ont jamais été aussi rapides. Nous repoussons les frontières de
l’infiniment petit, tout en développant les outils permettant d’explorer
la Planète dans son ensemble, et de rechercher des traces de la vie dans
l’Univers. Le prisme de la diversité biologique nous permet d’autre
part de renouveler le débat des relations de l’homme avec la Nature, y
Biodiversité
réponses concrètes. Les biotechnologies offrent de nouvelles perspectives
d’utilisation du monde vivant par ingénierie génétique des organismes.
Les enjeux économiques sont considérables mais de nouveaux questionnements d’ordre éthique et scientifique quant aux limites et aux conditions d’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) se font
jour. Grâce aux progrès de la génétique et aux nouvelles connaissances
acquises en paléontologie, la grande aventure de l’évolution connaît un
regain d’intérêt de la part du grand public.
Quant à l’inventaire des espèces, il se poursuit sur des bases renouvelées, et avec de nouveaux outils (écologie, physiologie, biologie
moléculaire, bases de données, etc.). Alors que pendant longtemps on
envisageait la vie dans le cadre étroit des contraintes exercées par son
environnement physico-chimique, on sait maintenant grâce à l’écologie
et à la paléontologie qu’elle a largement contribué à le modifier et à
le façonner. Le monde vivant joue un rôle actif dans la dynamique des
grands cycles biogéochimiques dont certains sont responsables des
équilibres climatiques.
La conservation de la diversité biologique pose sur le plan opérationnel
des questions d’ordre technique et social. La mise en application des
principes du développement durable, point central de toute politique
de conservation, nécessite de trouver des compromis entre la protection
des espèces et le développement.
En moins d’un siècle, le comportement des sociétés occidentales par
rapport à la Nature s’est donc profondément modifié. De la volonté
initiale de maîtriser une Nature hostile, ce comportement s’est progressivement orienté vers une approche plus respectueuse de la vie par la
recherche d’un équilibre entre la satisfaction des besoins de l’humanité
et le fait de ne pas détruire la diversité du monde vivant. La Nature a
toujours un rôle utilitaire, mais il s’agit maintenant de la protéger pour
permettre une meilleure exploitation des ressources qu’elle ne nous a
pas encore révélées. Ce changement d’attitude est le résultat de motivations tout à la fois éthiques, esthétiques, économiques et écologiques
qui agissent conjointement et dont il est bien difficile d’évaluer la part
respective.
Simultanément, nous vivons sur le plan scientifique une période particulièrement exaltante. Les progrès des connaissances sur le monde
vivant n’ont jamais été aussi rapides. Nous repoussons les frontières de
l’infiniment petit, tout en développant les outils permettant d’explorer
la Planète dans son ensemble, et de rechercher des traces de la vie dans
l’Univers. Le prisme de la diversité biologique nous permet d’autre
part de renouveler le débat des relations de l’homme avec la Nature, y
