134 5 • Diversité biologique et fonctionnement des systèmes écologiques
processus de dénitrification. La reminéralisation de l’azote est donc sous
le contrôle étroit de quelques espèces de bactéries.
5.8.3 Stockage à long terme des éléments minéraux
Les cycles biogéochimiques faisant intervenir les organismes vivants
conduisent également à l’accumulation de formations sédimentaires
importantes dont une conséquence est le stockage à long terme de
certains éléments minéraux qui échappent pour un temps souvent fort
long aux cycles biogéochimiques.
5.8.4 Recyclage et transport des éléments nutritifs
par les consommateurs
Dans les systèmes aquatiques, comme en milieu terrestre, de nombreux
exemples montrent que les acteurs des niveaux trophiques supérieurs
agissent sur l’abondance et la dynamique des producteurs primaires.
Ils peuvent ainsi modifier la composition spécifique des peuplements
et donc le fonctionnement global du système. Les écologistes ont
constaté ainsi que les prédateurs pouvaient agir sur la dynamique des
proies, en modifiant par exemple la qualité et la quantité des apports en
Une réserve importante en carbone est enterrée dans la croûte
terrestre sous forme de combustibles fossiles (lignite, houille,
pétrole, etc.) provenant pour l’essentiel de la transformation de
végétaux et de bactéries qui n’ont pas subi les processus de reminéralisation. Ainsi, avec la conquête des continents par les végétaux
au Carbonifère, de grandes quantités de carbone organique se sont
accumulées sans être minéralisées. Simultanément des organismes
vivants ont acquis la possibilité de minéraliser le calcaire (mollusques, organismes planctoniques tels que les coccolithophoridés)
et la production de carbonates par biominéralisation a également
contribué activement au contrôle de la quantité de carbone présente
dans l’atmosphère, alors qu’un stock important de calcaire était
par ailleurs immobilisé dans les roches. Le réservoir constitué par
les sédiments carbonés et les combustibles fossiles est soustrait
presque définitivement à l’atmosphère et ne participerait que faiblement aux flux actuels si l’homme ne s’était avisé de les utiliser
comme source d’énergie.
processus de dénitrification. La reminéralisation de l’azote est donc sous
le contrôle étroit de quelques espèces de bactéries.
5.8.3 Stockage à long terme des éléments minéraux
Les cycles biogéochimiques faisant intervenir les organismes vivants
conduisent également à l’accumulation de formations sédimentaires
importantes dont une conséquence est le stockage à long terme de
certains éléments minéraux qui échappent pour un temps souvent fort
long aux cycles biogéochimiques.
5.8.4 Recyclage et transport des éléments nutritifs
par les consommateurs
Dans les systèmes aquatiques, comme en milieu terrestre, de nombreux
exemples montrent que les acteurs des niveaux trophiques supérieurs
agissent sur l’abondance et la dynamique des producteurs primaires.
Ils peuvent ainsi modifier la composition spécifique des peuplements
et donc le fonctionnement global du système. Les écologistes ont
constaté ainsi que les prédateurs pouvaient agir sur la dynamique des
proies, en modifiant par exemple la qualité et la quantité des apports en
Une réserve importante en carbone est enterrée dans la croûte
terrestre sous forme de combustibles fossiles (lignite, houille,
pétrole, etc.) provenant pour l’essentiel de la transformation de
végétaux et de bactéries qui n’ont pas subi les processus de reminéralisation. Ainsi, avec la conquête des continents par les végétaux
au Carbonifère, de grandes quantités de carbone organique se sont
accumulées sans être minéralisées. Simultanément des organismes
vivants ont acquis la possibilité de minéraliser le calcaire (mollusques, organismes planctoniques tels que les coccolithophoridés)
et la production de carbonates par biominéralisation a également
contribué activement au contrôle de la quantité de carbone présente
dans l’atmosphère, alors qu’un stock important de calcaire était
par ailleurs immobilisé dans les roches. Le réservoir constitué par
les sédiments carbonés et les combustibles fossiles est soustrait
presque définitivement à l’atmosphère et ne participerait que faiblement aux flux actuels si l’homme ne s’était avisé de les utiliser
comme source d’énergie.
