130 5 • Diversité biologique et fonctionnement des systèmes écologiques
Toutes ces expériences incitent à conclure qu’il est difficile de généraliser et qu’il existe une grande diversité de situations. On manque en
réalité d’observations et d’expériences en «vraie grandeur» sur le
terrain.
5.7 DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
ET «STABILITÉ» DES ÉCOSYSTÈMES
Le terme «stabilité» est souvent contesté, mais repose sur l’idée qu’un
écosystème possède une structure et un fonctionnement qui se perpétuent dans le temps, au moins à l’échelle des hommes. On utilise
parfois les termes persistance ou permanence pour qualifier les systèmes
écologiques qui se maintiennent ainsi sans modifications notables. Le
terme résilience (ou homéostasie) quant à lui traduit la capacité d’un
écosystème à retrouver plus ou moins sa structure primitive après avoir
Le débat sur la représentativité des mésocosmes
Les expériences écologiques réalisées à petite échelle posent, de
manière chronique, la question de leur représentativité par rapport
aux milieux naturels bien plus complexes. L’utilisation des microcosmes a suscité de nombreux débats car certains écologistes sont
pour le moins sceptiques quant à la généralisation aux écosystèmes
naturels, des résultats obtenus en milieu artificiel. Les microcosmes,
compte tenu de leur simplicité, n’auraient que de lointaines analogies avec les systèmes naturels complexes. Par exemple, ils ne
rassemblent qu’un nombre limité d’espèces, sans possibilité
d’échanges avec d’autres milieux. Certains processus agissent à
des échelles spatiales ou temporelles plus grandes, ou certains
organismes sont trop grands par rapport aux mésocosmes. Il est
vrai que les expériences dans des systèmes contrôlés du type
Ecotron ne remplaceront jamais les observations en milieu naturel.
En particulier, elles ne sont pas très pertinentes pour étudier les
processus à grande échelle. Quoi qu’il en soit, elles sont un moyen
d’aborder des questions qui ne peuvent être traitées en milieu
naturel. Il est évident que nous avons besoin d’une grande variété
d’approches pour comprendre le fonctionnement de la Nature, la
question fondamentale étant de conserver un esprit critique quant
aux résultats que l’on obtient.
Toutes ces expériences incitent à conclure qu’il est difficile de généraliser et qu’il existe une grande diversité de situations. On manque en
réalité d’observations et d’expériences en «vraie grandeur» sur le
terrain.
5.7 DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
ET «STABILITÉ» DES ÉCOSYSTÈMES
Le terme «stabilité» est souvent contesté, mais repose sur l’idée qu’un
écosystème possède une structure et un fonctionnement qui se perpétuent dans le temps, au moins à l’échelle des hommes. On utilise
parfois les termes persistance ou permanence pour qualifier les systèmes
écologiques qui se maintiennent ainsi sans modifications notables. Le
terme résilience (ou homéostasie) quant à lui traduit la capacité d’un
écosystème à retrouver plus ou moins sa structure primitive après avoir
Le débat sur la représentativité des mésocosmes
Les expériences écologiques réalisées à petite échelle posent, de
manière chronique, la question de leur représentativité par rapport
aux milieux naturels bien plus complexes. L’utilisation des microcosmes a suscité de nombreux débats car certains écologistes sont
pour le moins sceptiques quant à la généralisation aux écosystèmes
naturels, des résultats obtenus en milieu artificiel. Les microcosmes,
compte tenu de leur simplicité, n’auraient que de lointaines analogies avec les systèmes naturels complexes. Par exemple, ils ne
rassemblent qu’un nombre limité d’espèces, sans possibilité
d’échanges avec d’autres milieux. Certains processus agissent à
des échelles spatiales ou temporelles plus grandes, ou certains
organismes sont trop grands par rapport aux mésocosmes. Il est
vrai que les expériences dans des systèmes contrôlés du type
Ecotron ne remplaceront jamais les observations en milieu naturel.
En particulier, elles ne sont pas très pertinentes pour étudier les
processus à grande échelle. Quoi qu’il en soit, elles sont un moyen
d’aborder des questions qui ne peuvent être traitées en milieu
naturel. Il est évident que nous avons besoin d’une grande variété
d’approches pour comprendre le fonctionnement de la Nature, la
question fondamentale étant de conserver un esprit critique quant
aux résultats que l’on obtient.
