3.12 SQL et les bases de données
53
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
f) Accès par programme
Les commandes SQL de définition, d'extraction et de modification de données
peuvent être exécutées soit à partir d'un terminal, soit à partir d'un programme
d'application.
g) Autres fonctions
Les SGBD SQL offrent d'autres fonctions indispensables dans un contexte industriel, telles que les suivantes :
• la définition de vues, qui permet à une classe d'utilisateurs de visualiser les
données sous une forme personnalisée,
• la protection contre les incidents, qui garantit que les données ne seront pas
corrompues à la suite d'incidents affectant le fonctionnement de la configuration informatique (serveurs, réseau, postes de travail, logiciels),
• la gestion des accès concurrents, qui permet à plusieurs utilisateurs de
consulter et de modifier simultanément les mêmes données,
• le dictionnaire de données, qui contient une description précise des structures
d'une base de données.
3.12 SQL ET LES BASES DE DONNÉES
Les SGBD (Systèmes de Gestion de Bases de Données) qui présentent les données
sous la forme de tables proposent un langage de requête dénommé SQL (Structured
Query Language). Présenté pour la première fois en 1973 par une équipe de chercheurs d’IBM [Chamberlin, 1974], ce langage a rapidement été adopté comme standard potentiel, et pris en charge par les organismes de normalisation ANSI et ISO 15 .
La première norme a été publiée en 1986 (SQL-86). La suivante, SQL-89, introduit
notamment l’intégrité référentielle et constitue la base de tous les SGBD actuels. La
norme SQL-92, aussi dénommée SQL2, introduit de nombreuses extensions opérationnelle dans les SGBD d’aujourd’hui. La norme SQL:1999 (SQL3) est désormais
disponible. Cependant, certains SGBD en ont déjà intégré certains composants.
Alors que la norme 89 couvrait 110 pages seulement, la norme 92 compte 580 pages
et la norme 1999 en exige plus de 3.000. Nous examinerons dans le chapitre 6 quelques extensions qu’apporte la norme 1999 par rapport à celle de 92, qui est celle qui
est le plus utilisée actuellement.
Malheureusement, les éditeurs de SGBD montrent peu d’empressement à
respecter les normes successives, bien qu’ils en aient été les principaux auteurs.
Chacun des SGBD ne reprend qu’un sous-ensemble des spécifications, modifie la
syntaxe, voire l’interprétation des concepts retenus, et ajoute ses propres fonctions.
15. Le lecteur intéressé par l’historique et l’évolution du langage SQL et de ses normes consultera par exemple [Melton, 2002]. Il pourra se procurer la définition des normes auprès des
organismes nationaux de normalisation tels que l’AFNOR (11, avenue Francis de Pressensé, F93571 Saint-Denis La Plaine Cedex, France, http://www.afnor.fr).
53
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
f) Accès par programme
Les commandes SQL de définition, d'extraction et de modification de données
peuvent être exécutées soit à partir d'un terminal, soit à partir d'un programme
d'application.
g) Autres fonctions
Les SGBD SQL offrent d'autres fonctions indispensables dans un contexte industriel, telles que les suivantes :
• la définition de vues, qui permet à une classe d'utilisateurs de visualiser les
données sous une forme personnalisée,
• la protection contre les incidents, qui garantit que les données ne seront pas
corrompues à la suite d'incidents affectant le fonctionnement de la configuration informatique (serveurs, réseau, postes de travail, logiciels),
• la gestion des accès concurrents, qui permet à plusieurs utilisateurs de
consulter et de modifier simultanément les mêmes données,
• le dictionnaire de données, qui contient une description précise des structures
d'une base de données.
3.12 SQL ET LES BASES DE DONNÉES
Les SGBD (Systèmes de Gestion de Bases de Données) qui présentent les données
sous la forme de tables proposent un langage de requête dénommé SQL (Structured
Query Language). Présenté pour la première fois en 1973 par une équipe de chercheurs d’IBM [Chamberlin, 1974], ce langage a rapidement été adopté comme standard potentiel, et pris en charge par les organismes de normalisation ANSI et ISO 15 .
La première norme a été publiée en 1986 (SQL-86). La suivante, SQL-89, introduit
notamment l’intégrité référentielle et constitue la base de tous les SGBD actuels. La
norme SQL-92, aussi dénommée SQL2, introduit de nombreuses extensions opérationnelle dans les SGBD d’aujourd’hui. La norme SQL:1999 (SQL3) est désormais
disponible. Cependant, certains SGBD en ont déjà intégré certains composants.
Alors que la norme 89 couvrait 110 pages seulement, la norme 92 compte 580 pages
et la norme 1999 en exige plus de 3.000. Nous examinerons dans le chapitre 6 quelques extensions qu’apporte la norme 1999 par rapport à celle de 92, qui est celle qui
est le plus utilisée actuellement.
Malheureusement, les éditeurs de SGBD montrent peu d’empressement à
respecter les normes successives, bien qu’ils en aient été les principaux auteurs.
Chacun des SGBD ne reprend qu’un sous-ensemble des spécifications, modifie la
syntaxe, voire l’interprétation des concepts retenus, et ajoute ses propres fonctions.
15. Le lecteur intéressé par l’historique et l’évolution du langage SQL et de ses normes consultera par exemple [Melton, 2002]. Il pourra se procurer la définition des normes auprès des
organismes nationaux de normalisation tels que l’AFNOR (11, avenue Francis de Pressensé, F93571 Saint-Denis La Plaine Cedex, France, http://www.afnor.fr).
