18.3 La démarche
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suite d’une telle analyse devrait dès lors être traduite en format directionnel. Ce
processus de traduction serait loin d’être trivial et introduirait une difficulté théorique et pratique incompatible avec les objectifs de cet ouvrage 3 . D’autre part, la
validation d’un modèle directionnel n’est pas toujours chose aisée dès que ce dernier
décrit un domaine d’application complexe, comme en témoignera la section 18.5.
On conçoit sans difficulté que la validation d’un modèle non directionnel est plus
malaisée encore. On consultera pour s’en convaincre [Konopasec, 1984], qui
suggère quelques pistes dans cette direction.
18.3 LA DÉMARCHE
On propose une démarche en trois phases : analyse, normalisation et validation.
La phase d’analyse consiste à construire un modèle en partant des résultats et en
remontant vers les données.
La normalisation consiste à restructurer ce modèle de manière à le rendre plus
lisible, plus simple, moins redondant, plus aisé à modifier.
La validation consiste à vérifier si le modèle satisfait certaines règles de cohérence et s’il passe certains tests d’exécution sur des jeux de données représentatifs.
18.3.1 Analyse
La démarche se déduit immédiatement des principes proposés en 18.2. On en
donnera les étapes principales avant de traiter un exemple.
a) Étape 1
• On identifie les dimensions du problème.
• On repère les grandeurs du type résultat. On en donne une définition précise en
langage courant. On spécifie leur type de valeurs et leur unité de mesure éventuelle.
• On repère le maximum de grandeurs du type données. On en donne une
définition précise en langage courant et on spécifie leur type de valeurs et leur
unité de mesure éventuelle.
• On détermine pour chaque grandeur ses dimensions éventuelles.
b) Étape 2
• Tant qu’il existe un résultat ou une grandeur interne non encore défini (on dira
non encore expliqué) par une règle, on cherchera une règle simple qui le définisse.
2. On ne peut considérer aujourd’hui que les fonctions de résolution d’équations (par exemple le
solveur d’Excel) constituent véritablement des outils complets et autonomes.
3. On examinera par exemple l'exercice 18.7, qui s’exprime naturellement selon un modèle non
directionnel mais qui, malgré son extrême simplicité, pose quelque difficulté dans sa traduction
en un modèle directionnel.
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