17.8 Les valeurs d’exception
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directement ou indirectement, à partir d’elle-même. Signalons aussi qu’on y repère
immédiatement les grandeurs qui ne sont ni utilisées ni définies : elles ne sont
concernées par aucun arc. Elles témoignent généralement de défauts de construction
du modèle.
Notons enfin que le graphe de dépendance peut constituer un support de raisonnement a priori, préalablement à l’établissement des règles de définition 3 . On peut en
effet le considérer comme l’ébauche de l’architecture du modèle, ébauche qui sera
affinée par la détermination précise des règles.
Il est intéressant de savoir que les tableurs construisent pour chaque modèle introduit dans une feuille de calcul un graphe de dépendance qui leur permet d’évaluer
rapidement les formules suite à la modification d’une donnée. Certains, tel EXCEL,
peuvent même afficher les relations de dépendance entre cellules (figure 17.7) pour
permettre à l’utilisateur de comprendre les liens entre cellules. Ce graphe devenant
rapidement illisible, on en limitera l’usage à la visualisation des antécédents d’une
cellule.
Figure 17.7 - Graphe de dépendance tel qu’affiché par EXCEL
17.8 LES VALEURS D’EXCEPTION
Nous n’avons considéré jusqu’ici que des modèles cohérents et dont les données
sont disponibles et correctes. Il n’en sera pas toujours ainsi. En effet, comme toute
construction humaine, un modèle peut comporter des erreurs 4 . D’autre part,
certaines données peuvent être manquantes ou erronées. L’exécution d’un modèle
peut donc entraîner deux problèmes :
• certaines grandeurs n’ont pas pu être calculées en raison de données
manquantes,
• certaines grandeurs n’ont pas pu être calculées car l’évaluation de leur règle de
définition entraîne une erreur.
3. Voir par exemple [Geoffrion, 1987].
4. Nous réexaminerons plus tard le problème de la correction d’un modèle (section 18.5).
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