2.4 Description de la première partie
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
concepts et de principes qui lui seront précieux non seulement dans ses contacts
avec les informaticiens, mais aussi pour l’aider à mener à bien ses propres développements. C’est la raison pour laquelle nous proposerons une version simplifiée, mais
opérationnelle, du modèle Entité-association, ainsi qu’une démarche simple et intuitive de construction d’une base de données.
Un peu d’histoire
Dans les années 70, il était de règle de considérer que les modèles de données offerts
par les SGBD constituaient un mode d’expression adéquat lors de la phase d’analyse
du problème. C’est ainsi qu’on a assisté, durant toute cette décennie, à une grande
concurrence entre le modèle réseau 4 , le modèle hiérarchique 5 et le modèle relationnel, chacun étant proposé par ses supporters comme le formalisme conceptuel
idéal. Il est cependant rapidement apparu que tant les modèles de SGBD (incomplets
et trop techniques) que le modèle relationnel (trop pauvre) étaient inadéquats
comme support de raisonnement abstrait. Sont alors apparus des formalismes de
description de structures de données à la fois plus abstraits que les modèles des
SGBD et plus riches que le modèle relationnel : les modèles conceptuels.
Malgré quelques tentatives d’extension du modèle relationnel [Codd, 1979], le
modèle Entité-association s’est rapidement imposé comme modèle conceptuel.
Développé dès le début des années 70, notamment en Europe [Deheneffe, 1974], et
popularisé par [Chen, 1976], il propose une représentation explicite des entités du
domaine d’application, de leurs associations et de leurs attributs. Son succès est
aussi dû à l’existence d’une représentation graphique des concepts du domaine
d’application. La plupart des méthodes de conception de bases de données, et plus
généralement de systèmes d’information, telles que MERISE sur le marché français
(et même francophone), ont adopté ce modèle. Des modèles tels que NIAM, basés
sur des associations binaires entre objets dotées d’une interprétation linguistique, ont
aussi leurs adeptes, bien que leur percée ait été plus modeste face au modèle EntitéAssociation. Le dernier avatar de ce dernier, le modèle de classes d’UML, bien que
poussé par une vague commerciale sans précédent, pose quelques problèmes dont on
discutera dans la section 9.10.
2.4 DESCRIPTION DE LA PREMIÈRE PARTIE
La première partie de cet ouvrage est constituée de quatre blocs.
• Les concepts : le chapitre 3 décrit les concepts fondamentaux des bases de
données : tables, colonnes, identifiants et clés étrangères.
• Les outils : les chapitres 4 et 5 sont consacrés à un exposé des deux volets principaux du langage SQL : le DDL et le DML. Il suit une approche pédagogique
4. Principalement le modèle CODASYL, inspiré d’IDS (Honeywell), qui a donné naissance à de
nombreux SGBD, dont certains sont toujours en activité (IDMS, IDS2, UDS, MDBS).
5. Principalement le modèle IMS d’IBM.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
concepts et de principes qui lui seront précieux non seulement dans ses contacts
avec les informaticiens, mais aussi pour l’aider à mener à bien ses propres développements. C’est la raison pour laquelle nous proposerons une version simplifiée, mais
opérationnelle, du modèle Entité-association, ainsi qu’une démarche simple et intuitive de construction d’une base de données.
Un peu d’histoire
Dans les années 70, il était de règle de considérer que les modèles de données offerts
par les SGBD constituaient un mode d’expression adéquat lors de la phase d’analyse
du problème. C’est ainsi qu’on a assisté, durant toute cette décennie, à une grande
concurrence entre le modèle réseau 4 , le modèle hiérarchique 5 et le modèle relationnel, chacun étant proposé par ses supporters comme le formalisme conceptuel
idéal. Il est cependant rapidement apparu que tant les modèles de SGBD (incomplets
et trop techniques) que le modèle relationnel (trop pauvre) étaient inadéquats
comme support de raisonnement abstrait. Sont alors apparus des formalismes de
description de structures de données à la fois plus abstraits que les modèles des
SGBD et plus riches que le modèle relationnel : les modèles conceptuels.
Malgré quelques tentatives d’extension du modèle relationnel [Codd, 1979], le
modèle Entité-association s’est rapidement imposé comme modèle conceptuel.
Développé dès le début des années 70, notamment en Europe [Deheneffe, 1974], et
popularisé par [Chen, 1976], il propose une représentation explicite des entités du
domaine d’application, de leurs associations et de leurs attributs. Son succès est
aussi dû à l’existence d’une représentation graphique des concepts du domaine
d’application. La plupart des méthodes de conception de bases de données, et plus
généralement de systèmes d’information, telles que MERISE sur le marché français
(et même francophone), ont adopté ce modèle. Des modèles tels que NIAM, basés
sur des associations binaires entre objets dotées d’une interprétation linguistique, ont
aussi leurs adeptes, bien que leur percée ait été plus modeste face au modèle EntitéAssociation. Le dernier avatar de ce dernier, le modèle de classes d’UML, bien que
poussé par une vague commerciale sans précédent, pose quelques problèmes dont on
discutera dans la section 9.10.
2.4 DESCRIPTION DE LA PREMIÈRE PARTIE
La première partie de cet ouvrage est constituée de quatre blocs.
• Les concepts : le chapitre 3 décrit les concepts fondamentaux des bases de
données : tables, colonnes, identifiants et clés étrangères.
• Les outils : les chapitres 4 et 5 sont consacrés à un exposé des deux volets principaux du langage SQL : le DDL et le DML. Il suit une approche pédagogique
4. Principalement le modèle CODASYL, inspiré d’IDS (Honeywell), qui a donné naissance à de
nombreux SGBD, dont certains sont toujours en activité (IDMS, IDS2, UDS, MDBS).
5. Principalement le modèle IMS d’IBM.
