256
Chapitre 10 • Élaboration d’un schéma conceptuel
d) Substitution abusive d’un identifiant
Il peut arriver qu’un identifiant primaire soit jugé trop complexe ou instable, de sorte
qu’on est alors tenté de le remplacer par un identifiant technique (figure 10.21,
gauche).
De deux choses l’une. Soit l’identifiant complexe constitue une contrainte sans
intérêt, et il est légitime de l’abandonner au profit de l’identifiant technique, soit il
présente un intérêt pour garantir la qualité des données, et il est impératif de le
conserver, quitte à lui donner le statut secondaire (figure 10.21, droite).
e) Relaxation de contraintes trop fortes
La tentation est grande, lorsqu’on fixe les contraintes, de considérer la base de
données comme fonctionnant en régime normal. C’est oublier qu’elle évolue, et
qu’elle passe par des phase où son état est incomplet tout en étant valide. Il importe
aussi d’envisager la manière dont l’information sera gérée, et des questions d’ergonomie ou de règlementation propres à l’organisation peuvent imposer des états a
priori imprévu des données.
Considérons l’exemple des commandes, dont on sait qu’elles référencent chacune
au moins un produit. Toute commande doit donc posséder au moins un détail (figure
10.22, gauche). Ce raisonnement ignore deux situations liées au fonctionnement de
l’entreprise. La première est que les bons de commandes sont encodés par un
premier service qui enregistre l’entête et vérifie l’existence du client. Plus tard, un
second service encode les détails des commandes préenregistrées. La seconde situation, rare mais pas impossible, est celle d’une commande dont tous les produits
viennent d’être retirés des stocks. Le concept d’une commande sans détail, a priori
absurde, ne doit donc pas être interdit (figure 10.22, droite).
Figure 10.22 - Relaxation d’une contrainte pour tenir compte du comportement
organisationnel
10.8 DOCUMENTATION DU SCHÉMA
Chaque objet du schéma (type d’entités, type d’associations, attribut) reçoit une
description qui précise la signification exacte et complète du concept qu’il représente. Cette description est généralement exprimée en langage courant. Elle prendra
par exemple la forme suivante :
0-N
1-1
de
1-1
1-N
de
DETAIL
NumPro
QCom
DETAIL
NumPro
QCom
COMMMANDE
NumCom
Date
COMMMANDE
NumCom
Date
Précédent

- 256/436

Suivant