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Chapitre 9 • Le modèle Entité-association
9.10 ... ET UML ?
UML (Universal Modelling Language) est un ensemble de notations permettant de
représenter divers aspects d’une application informatique. Intégrant les concepts des
trois méthodes OMT [Rumbaugh, 1991], OOSE/Objectory [Jacobson, 1992] et
OOAD [Booch, 1994], UML offre cinq classes de modèles permettant de représenter les aspects du développement d’une application orientée-objet qui vont des
scénarios d’utilisation jusqu’aux processus d’implémentation et de déploiement.
Nous discuterons plus particulièrement les principaux composants du modèle des
Diagrammes des structures statiques, ou plus simplement modèle de classes, qui
décrit les classes d’objets qui sont à la base de l’application. Souvent proposé
comme substitut du modèle Entité-association, le modèle de classes d’UML mérite
qu’on lui consacre quelques pages, bien qu’au départ il ne dispose pas des caractéristiques nécessaires à la modélisation conceptuelle des données 10 .
9.10.1 Le modèle de classes d’UML
Le concept central de ce modèle est celui de classe d’objets. Une classe comporte
des attributs, peut faire l’objet d’opérations et former des associations (figure 9.28).
Figure 9.28 - Un diagramme de classes UML
a) Les classes d’objets
Une classe correspond approximativement à un type d’entités. A une classe peuvent
être associées des sous-classes tout comme dans le modèle Entité-association.
b) Les associations
Une association UML correspond à un type d’associations du modèle Entité-association. UML distingue les associations binaires et les associations N-aires.
Une association binaire possède deux extrémités (rôles), éventuellement
nommées, caractérisées par leur multiplicité (correspondant aux cardinalités). Les
conventions de dénotation des multiplicités sont légèrement différentes de celles des
cardinalités : min-max se note min..max, N se note *, I-I peut se noter I..I ou I
et 0-N peut s’écrire 0..* ou simplement *. Il faut être attentif au fait que la multiplicité UML est une propriété du rôle opposé, et se note donc sur l’extrémité
10. Une première version de cette section incluait une critique plus approfondie de la notation
UML comme formalisme conceptuel. Le lecteur intéressé la retrouvera sur le site de l’ouvrage.
0..*
1..*
écrit
0..*
1
materialise
Ouvrage
ISBN
titre
date_pub
résumé
*enreg()
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Exemplaire
numSérie
localisation
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Auteur
nom
prénom
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a-écrit()
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9.10 ... ET UML ?
UML (Universal Modelling Language) est un ensemble de notations permettant de
représenter divers aspects d’une application informatique. Intégrant les concepts des
trois méthodes OMT [Rumbaugh, 1991], OOSE/Objectory [Jacobson, 1992] et
OOAD [Booch, 1994], UML offre cinq classes de modèles permettant de représenter les aspects du développement d’une application orientée-objet qui vont des
scénarios d’utilisation jusqu’aux processus d’implémentation et de déploiement.
Nous discuterons plus particulièrement les principaux composants du modèle des
Diagrammes des structures statiques, ou plus simplement modèle de classes, qui
décrit les classes d’objets qui sont à la base de l’application. Souvent proposé
comme substitut du modèle Entité-association, le modèle de classes d’UML mérite
qu’on lui consacre quelques pages, bien qu’au départ il ne dispose pas des caractéristiques nécessaires à la modélisation conceptuelle des données 10 .
9.10.1 Le modèle de classes d’UML
Le concept central de ce modèle est celui de classe d’objets. Une classe comporte
des attributs, peut faire l’objet d’opérations et former des associations (figure 9.28).
Figure 9.28 - Un diagramme de classes UML
a) Les classes d’objets
Une classe correspond approximativement à un type d’entités. A une classe peuvent
être associées des sous-classes tout comme dans le modèle Entité-association.
b) Les associations
Une association UML correspond à un type d’associations du modèle Entité-association. UML distingue les associations binaires et les associations N-aires.
Une association binaire possède deux extrémités (rôles), éventuellement
nommées, caractérisées par leur multiplicité (correspondant aux cardinalités). Les
conventions de dénotation des multiplicités sont légèrement différentes de celles des
cardinalités : min-max se note min..max, N se note *, I-I peut se noter I..I ou I
et 0-N peut s’écrire 0..* ou simplement *. Il faut être attentif au fait que la multiplicité UML est une propriété du rôle opposé, et se note donc sur l’extrémité
10. Une première version de cette section incluait une critique plus approfondie de la notation
UML comme formalisme conceptuel. Le lecteur intéressé la retrouvera sur le site de l’ouvrage.
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