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Chapitre 1 • Motivation et introduction
1-2-3 de Lotus, à partir d’énoncés d’une demi-page chacun. Tous les participants
sauf un avaient une expérience en programmation classique. L’exigence portait sur
la qualité et la précision de la solution, et non sur la rapidité de réalisation. Chaque
problème a été résolu en moyenne en 41 minutes, les participants ont déclaré avoir
confiance en leurs solutions (degré de confiance moyen de 4 sur une échelle de 1 à
5). Selon leur avis, les problèmes posés étaient plus simples que ceux qu’ils avaient
généralement à résoudre. Les résultats sont les suivants :
• 44 % des modèles produisent des résultats faux (12 modèles sur 27),
• 63 % des modèles comportent des omissions ou produisent des résultats faux
(17 modèles sur 27),
• sans compter les erreurs indirectes (induites par d’autres erreurs), 17 erreurs
ont été détectées; 12 sont des erreurs de formules, 1 est directement visible à
l’écran,
• il n’y a pas de corrélation entre la qualité des modèles et le degré de confiance
annoncé par les participants,
• le nombre d’erreurs est fonction directe de la complexité du problème : les
9 solutions du problème le plus complexe comportaient des erreurs, alors que
ce nombre est de 3 pour le plus simple.
Les auteurs ajoutent que d’autres études 1 font état d’un taux de 20 à 40 % de
modèles opérationnels contenant des erreurs.
Les cours et les formations que nous avons organisés nous ont également donné
quelques indices sur les performances des apprenants. La population est celle des
étudiants de deuxième année en Sciences Économiques et Politiques et en Informatique, auxquels s’ajoutent les étudiants de troisième en Informatique. Les observations sont les suivantes :
Formulation de requêtes SQL de complexité moyenne (niveau : types 3, 4 et 5
selon le chapitre 4 de cet ouvrage) :
• 55 % des requêtes sont correctes,
• 15 % des requêtes comportent des erreurs syntaxiques (erreurs détectables),
• 25 % des requêtes comportent des erreurs de logique qui produiront des
réponses fausses mais plausibles (erreurs difficilement détectables),
• 10 % des requêtes comportent des erreurs de logique qui produiront des
réponses aberrantes (erreurs généralement détectables).
Construction d’un petit schéma de base de données SQL à partir d’un énoncé en
français :
• 50 % des schémas sont corrects,
• 20 % des schémas contiennent des erreurs conceptuelles graves,
• 30 % des schémas contiennent des erreurs conceptuelles légères,
1. En particulier : Creet, R., Micro-computer spreadsheets : their uses and abuses, J. Account,
Juin 1985.
Chapitre 1 • Motivation et introduction
1-2-3 de Lotus, à partir d’énoncés d’une demi-page chacun. Tous les participants
sauf un avaient une expérience en programmation classique. L’exigence portait sur
la qualité et la précision de la solution, et non sur la rapidité de réalisation. Chaque
problème a été résolu en moyenne en 41 minutes, les participants ont déclaré avoir
confiance en leurs solutions (degré de confiance moyen de 4 sur une échelle de 1 à
5). Selon leur avis, les problèmes posés étaient plus simples que ceux qu’ils avaient
généralement à résoudre. Les résultats sont les suivants :
• 44 % des modèles produisent des résultats faux (12 modèles sur 27),
• 63 % des modèles comportent des omissions ou produisent des résultats faux
(17 modèles sur 27),
• sans compter les erreurs indirectes (induites par d’autres erreurs), 17 erreurs
ont été détectées; 12 sont des erreurs de formules, 1 est directement visible à
l’écran,
• il n’y a pas de corrélation entre la qualité des modèles et le degré de confiance
annoncé par les participants,
• le nombre d’erreurs est fonction directe de la complexité du problème : les
9 solutions du problème le plus complexe comportaient des erreurs, alors que
ce nombre est de 3 pour le plus simple.
Les auteurs ajoutent que d’autres études 1 font état d’un taux de 20 à 40 % de
modèles opérationnels contenant des erreurs.
Les cours et les formations que nous avons organisés nous ont également donné
quelques indices sur les performances des apprenants. La population est celle des
étudiants de deuxième année en Sciences Économiques et Politiques et en Informatique, auxquels s’ajoutent les étudiants de troisième en Informatique. Les observations sont les suivantes :
Formulation de requêtes SQL de complexité moyenne (niveau : types 3, 4 et 5
selon le chapitre 4 de cet ouvrage) :
• 55 % des requêtes sont correctes,
• 15 % des requêtes comportent des erreurs syntaxiques (erreurs détectables),
• 25 % des requêtes comportent des erreurs de logique qui produiront des
réponses fausses mais plausibles (erreurs difficilement détectables),
• 10 % des requêtes comportent des erreurs de logique qui produiront des
réponses aberrantes (erreurs généralement détectables).
Construction d’un petit schéma de base de données SQL à partir d’un énoncé en
français :
• 50 % des schémas sont corrects,
• 20 % des schémas contiennent des erreurs conceptuelles graves,
• 30 % des schémas contiennent des erreurs conceptuelles légères,
1. En particulier : Creet, R., Micro-computer spreadsheets : their uses and abuses, J. Account,
Juin 1985.
