TOUT UN MONDE Â L‘ENVERS
petits oùrsins,qu’on pourrait prendre au premier abord pour des
'
jeunes de l”oursin—pierre. Il s’agit cependant d’une autre espèce,
_
Psaminechinus microtuberculatus, qui est en général verdâtre et ne
dépasse pas 4 centimètres de diamètre. Il y a également de petites
—
holothuries, tels Cucumaria planci et Labidoplax buski qui habi—
'
tent le monde à l’envers.
'
‘
Des vers divers
‘
On trouve des vers de formes très différentes. Sous les pierres, nous
_
.
observons parfois des vers plats (planaires ou platyhelminthes), des
_
êtres extrêmement aplatis, visqueux, qui glissent sur la surface de
la pierre à l’aide de cils microscopiques, épousant totalement les
bosses et les crevasses du substrat. Les vers annélides sont bien
__
plus-obèses. Leur corps est constitué d’un grand nombre de seg—
ments enforme d’anneau. Le lonŒ'ric bien connu de notre jardin
est un des représentants terrestres de ce groupe d’animaux. La plu—
part des annélides marins appartiennent àla classe des polychètes,
chez lesquels chaque segment est équipé d’un nombre de poils très
'
durs, ou soies. Une partie de ces animaux peut se mouvoir libre—
ment (polychètes errants), tandis que d’autres mènent une vie
immobile, occupant un
tube qu’ils ont construit eux—mêmes (poly—
chètes sédentaires). A ces vers tubicoles appartient ]anua pagens—
techeri, qui occupe un petit tube calcaire enroulé en spirale. Le dia—
mètre de son habitation ne dépasse pas quelques millimètres, mais
“
on remarque Janua parce qu’il occupe en général en grand nombre
_
le dessous des pierres. Cela vient du fait que les larves nageuses, au
moment d’élire domicile, montrent un comportement grégaire,
.
c’est—à—dire qu’elles recherchent la proximité d’individus de la
même espèce. C’est le même phénomène que nous observions chez
les balanes de la zone supralittorale. Eupolyrnnia nebulosa est un
autre ver tubicole du monde à l’envers. Il peut atteindre la taille
considérable de 20 centimètres et construit son tube avec des débris
'
de coquillages et des grains de sable qu’il cimente ensemble. Ce
'
tube, de forme plutôt irrégulière, est attaché sur toute sa longueur
à la pierre. La tête de l’animal, porteuse de quelques paires de
branchies rouges, ramifiées, sort de ce tube. Le plus frappant,
_
»
cependant, ce sont ses tentacules filiformes, pâles, pouvant
54 DECOUVRIR
LA
MEDITERRANEE
Précédent

- 54/354

Suivant