couche huileusé qui empêche les échanges normaux entre la mer et
'
l’atmosphère. Des ancres labourent les prairies—de posidonies.
.
Certains s’achètent un fusil—harpon pour attraper leur propre pois—
son. Des plongeurs saccagent les branches de corail. Et puis il y a
les pollueurs professionnels: les égouts se déversant en mer sans
passer par une station d’épuration7 les industries et les pétroliers
,
contribuant à leur manière à la détérioration de la mer. Les défen—
'
'
seurs de la nature élèvent des voix alarmistes qui se font de plus en
plus alarmantes.
’
'
Quelques cris d'alarme
-
Les Méditerranéens mangent leur poisson. et c’est normal. Mais
faut—il vraiment manger les larves de sardines (la «poutine» de Nice)
ou les larves d’anguilles (les «civelles» du l\lidi)? Car c’est ainsi qu’à
quatre ou consomme un nombre de poissons qui, une fois adultes,
auraient nourri quatre cents personnes. .. Les Méditerranéens
_
gent leur poisson, et c’est leur droit. Mais faut—il vraiment pêcher à
_
,
l’explosif, sachant que l’onde de choc qui tue les poissons rompt
leur vessie natatoire? Et que, pour un poisson récolté en,surface, il
La mort mystérieuse
y en a cent qui pourrissent au fond... Un vieux plongeur de
des spondyles
Perpignan me raconta qu’il observait régulièrement des bancs
(S pondylus gaederopus)
entiers de mérous {Epinephelus guaza) qui prenaient un «bain de
.
,
soleil» juste sous la surface au début des années cinquante. Puis
Ie'long dela Cote d-Azur
survint la chasse sous—marine.
en 1987Pas toujours très sportive; à
_
‘
]
_
___
_
,
l’aide du scaphandre, s’il le fal—
'.ÎÎ’
_
_
' ï _
lait. Les mérous sont devenus
'Ê;« -_
‘
'.
'
..
’
rares sur nos côtes... et on peut
"
"
.
-
._;
dire la même chose des corbs
‘
_'
_
.
_
'
(Sciaena umbra). Le phoque—
_\
; -
_
:
—.
moine {Monachus monachus ) et
'
les tortues de mer, encore com—
,
.
;
_:Ë
muns au début du siècle, sont en
:
voie d’extinction.
..
Près de
—
.
'
-___
.,
Î
Pcscara, on trouva un cachalot
“
Î
échoué, qui s’était étouffé dans
:
'
DECOUVR|R
LA
MEDITERRANEE
17
'
l’atmosphère. Des ancres labourent les prairies—de posidonies.
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Certains s’achètent un fusil—harpon pour attraper leur propre pois—
son. Des plongeurs saccagent les branches de corail. Et puis il y a
les pollueurs professionnels: les égouts se déversant en mer sans
passer par une station d’épuration7 les industries et les pétroliers
,
contribuant à leur manière à la détérioration de la mer. Les défen—
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seurs de la nature élèvent des voix alarmistes qui se font de plus en
plus alarmantes.
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Quelques cris d'alarme
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Les Méditerranéens mangent leur poisson. et c’est normal. Mais
faut—il vraiment manger les larves de sardines (la «poutine» de Nice)
ou les larves d’anguilles (les «civelles» du l\lidi)? Car c’est ainsi qu’à
quatre ou consomme un nombre de poissons qui, une fois adultes,
auraient nourri quatre cents personnes. .. Les Méditerranéens
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gent leur poisson, et c’est leur droit. Mais faut—il vraiment pêcher à
_
,
l’explosif, sachant que l’onde de choc qui tue les poissons rompt
leur vessie natatoire? Et que, pour un poisson récolté en,surface, il
La mort mystérieuse
y en a cent qui pourrissent au fond... Un vieux plongeur de
des spondyles
Perpignan me raconta qu’il observait régulièrement des bancs
(S pondylus gaederopus)
entiers de mérous {Epinephelus guaza) qui prenaient un «bain de
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soleil» juste sous la surface au début des années cinquante. Puis
Ie'long dela Cote d-Azur
survint la chasse sous—marine.
en 1987Pas toujours très sportive; à
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l’aide du scaphandre, s’il le fal—
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moine {Monachus monachus ) et
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muns au début du siècle, sont en
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échoué, qui s’était étouffé dans
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