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Les porifères sont des animaux plurieellul—aires aux cellules très peu
diversiées.0n peut à peine reconnaître de véritables
et un
spongiaire n’est pratiquement rien d’autre qu’une masse cellulaire.
Malgré cela, on peut distinguer quelques caractéristiques dans
l’anatomie
d’une éponge. Dans sa forme la plus simple. le spongiai—
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re possède un corps en forme de gobelet ou de tuyau [A]. Les parois
sont percées par des orices inhalants, ou pores [l], à travers les—
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quels de l’eau riche en oxygène et en nourriture entre (petites
.
èches) dans la cavité centrale [2]. L’eau utilisée sort (grande
,
èche) par l’orice exhalant, ou oscule [3]. Un détail de la paroi
[B] montre les cellules qui en recouvrent l’extérieur, les pinacocytés
[4]. et tapissent également les pores [5]. Les cellules les plus carac—
’
téristiques sont les choanocytes [6]. qui sont munis de agelles.
C’est grâce à leur mouvement incessant qu’un flux d’eau permanent
est maintenu à travers le spongiaire: les choanocytes constituent la
«pompe» de ce lireur actif. Entre ces cellules se trouveune masse
gélatineuse, la mésoglée [7], dans laquelle se meuvent des cellules
indépendantes, les amoebocytes [8]. Ce sont elles qui transporte_
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ront à travers toute l’éponge les particules nutritives captées par les
choanocytes. Certains types d’amoebocytes spécialisées sont
absentes chez quelques spongiaires. Il existe des amoebocytes qui
sécrètent la spongine, une matière coriace et cornée. Le squelette de
spongine qu’elles tissent constitue les célèbres éponges de toilette.
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Les spiculoblastes sont des cellules spécialisées qui sécrètent de
—
petits éléments squelettiques durs. Ces spicules [9] sont formées de
carbonate de calcium ou de silice. Elles peuvent différer énormé—
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ment de tailléet de forme d’une espèce à l’autre, et constituent ainsi
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un caractère taxonomique important. L’éponge simple ainsi décrite
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est plutôt rare dans la nature. Seuls quelques calcispongiäires (les
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genres Leucosolenia et C lathrina, par exemple) correspondent à ce
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type Ascon, représenté schématiquement dans la gure [C], où la
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ligne épaisse montre l’emplacement des choanocytes. Comparez
“
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encore une fois avec le dessin [A] La plupart des spongiaires sont
de construction plus complexe. Ainsi, on distingue le type Sycon
[D]. à la paroi beaucoup plus épaisse. Les pores
conduisent à des
chambres àag‘elles contenant les choanocytes. Ces chambres
débouchent dans une cavité centrale qui n’est pas tapissée de chori—
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