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A — NAISSANŒETDËVELŒPMNT
Une révolution dans le mode de pensée
Pendant‘dés siècles, et1usquaune époque touterecente lessc1ences de la
vie ont bouclé la mesure. Un bon expérimentateur,
teur, pouvait
et, pour peu
d’intuitio, y réussir; les
connaissances
”
Aujourd’hui, aucontraire, l’être vivant
le chercheur ne
peut plus observer ou expérimenter sans seconformerà de savants << plannings »
élaborés par des mathématiciens,le praticien nepeut plus ouvrir un livre ou
une revue sans buter sur desÏ<<‘fvariances»ondes « écarts—types », des « chicarrés» ou des « pr0bi'is »; et, sans
S’ils’agit
ou d’une
—
nécessité, il retrouve partout cette clefnouvelle
méthode statistique.
_
>
Il s’agit là d’une véritable révolution dans le
de pensée, qui a pris
naissance au début de ce siècle, en Grande-Bretagne notamment avec les
travaux de K. Pearson et R. A. Fisher, à propos'de problèmes agronomiques;
qui S’est développée ensuite de façon extraordinaire en quelques
d’abord sur le plan géographique, envahissant les pays anglo-saxon‘s, puis les
autres avec un certain retard, et aussi sur le plan_idéologique : de l’agr0homie
elle est passée aux autres domaines de la biôlogie, puisà la psychologie et à la
médecine, sans parler de l’industrie ou de l’économie. La statistique est maintenant une discipline autonome, occupant des milliers de chercheurs, faisant
chaque année l’objet de centaines de publications, et consacrée par une série
d’enseignements ofciels.
_
Mais qu’est-ce donc que la méthode statistique?
La statistique et les statistiques
Dans une de ses comédies, Eugène LabiChe met en scène un jeune statis—
ticien nommé Magis, aussi stupide que prétentieux, auteur d’une « Mono—
graphie de la statistique comparée ». Chargé d’expliquer, dans un salon, les
ns de cette science mystérieuse, « la statistique, dit—il, est une science moderne
et positive. Elle met en lumière les faits les plus obscurs. Ainsi dernièrement,
grâce à des recherches laborieuseS, nous sommes arrivés à connaître le nombre
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A — NAISSANŒETDËVELŒPMNT
Une révolution dans le mode de pensée
Pendant‘dés siècles, et1usquaune époque touterecente lessc1ences de la
vie ont bouclé la mesure. Un bon expérimentateur,
teur, pouvait
et, pour peu
d’intuitio, y réussir; les
connaissances
”
Aujourd’hui, aucontraire, l’être vivant
le chercheur ne
peut plus observer ou expérimenter sans seconformerà de savants << plannings »
élaborés par des mathématiciens,le praticien nepeut plus ouvrir un livre ou
une revue sans buter sur desÏ<<‘fvariances»ondes « écarts—types », des « chicarrés» ou des « pr0bi'is »; et, sans
S’ils’agit
ou d’une
—
nécessité, il retrouve partout cette clefnouvelle
méthode statistique.
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Il s’agit là d’une véritable révolution dans le
de pensée, qui a pris
naissance au début de ce siècle, en Grande-Bretagne notamment avec les
travaux de K. Pearson et R. A. Fisher, à propos'de problèmes agronomiques;
qui S’est développée ensuite de façon extraordinaire en quelques
d’abord sur le plan géographique, envahissant les pays anglo-saxon‘s, puis les
autres avec un certain retard, et aussi sur le plan_idéologique : de l’agr0homie
elle est passée aux autres domaines de la biôlogie, puisà la psychologie et à la
médecine, sans parler de l’industrie ou de l’économie. La statistique est maintenant une discipline autonome, occupant des milliers de chercheurs, faisant
chaque année l’objet de centaines de publications, et consacrée par une série
d’enseignements ofciels.
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Mais qu’est-ce donc que la méthode statistique?
La statistique et les statistiques
Dans une de ses comédies, Eugène LabiChe met en scène un jeune statis—
ticien nommé Magis, aussi stupide que prétentieux, auteur d’une « Mono—
graphie de la statistique comparée ». Chargé d’expliquer, dans un salon, les
ns de cette science mystérieuse, « la statistique, dit—il, est une science moderne
et positive. Elle met en lumière les faits les plus obscurs. Ainsi dernièrement,
grâce à des recherches laborieuseS, nous sommes arrivés à connaître le nombre
