AVANT—PROPÛS DE LA PREMÏÈRE ÉDITËON
Un nombre sans cesse croissant de médecins et de biologistes se rendent
compte que leur recherche ne peut progresser sûrement sans l’apport de la méthode
statistique. Une connaissance approfondie de la théorie leur est inutile, mais il
serait dangereux de leur coner de simples recettes. C’est à ce public du juste
milieu que ce livre est destiné.
Public de choix sans aucun doute : numériquement très important, placé aux
postes—clefs de la recherche clinique et biologique, passionnément désireux de
s’instruire. Mais qui ne trouve, le plus souvent, que des manuels d’un niveau
mathématique élevé qui le découragent. Ainsi, pendant que les statisticiens
polissent leur outil dans ses plus ns perfectionnements, ceux-là même auxquels
il est destiné ignorent ses possibilités, le plus souvent jusqu’à son existence, et
poursuivent leur travail les mains nues. Il y a gros à parier que, dans beaucoup
de pays, les plus rapides progrès seraient obtenus par l’introduction, dans un
très grand nombre de recherches médicales, des méthodes statistiques les plus
élémentaires.
Ainsi conçu, ce livre est nécessairement un compromis. Nous nous étendons
longuement, dans l’organisation de l’expérience, comme dans l’analyse des
résultats, sur les principes et les idées générales d’abord, ensuite sur les modalités
d’exécution, mais le chaînon intermédiaire de la démonstration n’apparaît le
plus souvent que comme une esquisse, sans prétention de rigueur. C’est qu’à
notre avis l’essentiel est de saisir la pensée statistique, et que cette compréhension
peut être poussée très loin sans faire appel au symbolisme mathématique; pour
un public non mathématicien la démonstration est moins féconde que l’explication,
et l’abus des formules risque de conduire à une fausse sécurité.
La diîculté, en pareil cas, réside naturellement dans le tracé de la frontière;
quoi qu’on fasse, on dit trop et trop peu. Cependant dix années d’enseignement
à des médecins et biologistes, dans des cours du soir organisés pour eux à l’Institut
de Statistique de l’Université de Paris, leurs réactions, leurs critiques, l’exposé
de leurs problèmes et de leurs diicultés, nous ont guidé dans ce cheminement.
C’est pour répondre au désir de plusieurs d’entre eux que nous avons inclu
certains développements qui ne s’imposaient pas (par exemple dans les plans
d’expérience ou dans la régression) ; imprimés en petits caractères, ils pourront,
dans une première lecture du livre, être systématiquement négligés.
Un nombre sans cesse croissant de médecins et de biologistes se rendent
compte que leur recherche ne peut progresser sûrement sans l’apport de la méthode
statistique. Une connaissance approfondie de la théorie leur est inutile, mais il
serait dangereux de leur coner de simples recettes. C’est à ce public du juste
milieu que ce livre est destiné.
Public de choix sans aucun doute : numériquement très important, placé aux
postes—clefs de la recherche clinique et biologique, passionnément désireux de
s’instruire. Mais qui ne trouve, le plus souvent, que des manuels d’un niveau
mathématique élevé qui le découragent. Ainsi, pendant que les statisticiens
polissent leur outil dans ses plus ns perfectionnements, ceux-là même auxquels
il est destiné ignorent ses possibilités, le plus souvent jusqu’à son existence, et
poursuivent leur travail les mains nues. Il y a gros à parier que, dans beaucoup
de pays, les plus rapides progrès seraient obtenus par l’introduction, dans un
très grand nombre de recherches médicales, des méthodes statistiques les plus
élémentaires.
Ainsi conçu, ce livre est nécessairement un compromis. Nous nous étendons
longuement, dans l’organisation de l’expérience, comme dans l’analyse des
résultats, sur les principes et les idées générales d’abord, ensuite sur les modalités
d’exécution, mais le chaînon intermédiaire de la démonstration n’apparaît le
plus souvent que comme une esquisse, sans prétention de rigueur. C’est qu’à
notre avis l’essentiel est de saisir la pensée statistique, et que cette compréhension
peut être poussée très loin sans faire appel au symbolisme mathématique; pour
un public non mathématicien la démonstration est moins féconde que l’explication,
et l’abus des formules risque de conduire à une fausse sécurité.
La diîculté, en pareil cas, réside naturellement dans le tracé de la frontière;
quoi qu’on fasse, on dit trop et trop peu. Cependant dix années d’enseignement
à des médecins et biologistes, dans des cours du soir organisés pour eux à l’Institut
de Statistique de l’Université de Paris, leurs réactions, leurs critiques, l’exposé
de leurs problèmes et de leurs diicultés, nous ont guidé dans ce cheminement.
C’est pour répondre au désir de plusieurs d’entre eux que nous avons inclu
certains développements qui ne s’imposaient pas (par exemple dans les plans
d’expérience ou dans la régression) ; imprimés en petits caractères, ils pourront,
dans une première lecture du livre, être systématiquement négligés.
