PRÊFACE
« Un nombre n’est pas premièrement un fait. Mais n’est—ce pas plutôt par
le nombre que la multitude devient un fait » (Alain).
La statistique est la science qui donne un sens à ce fait.
Il est très signicatif et le signe d’une heureuse évolution, que Daniel
Schwartz ait fait l’honneur à un chirurgien devenu carcinologue, de préfacer
cet ouvrage traitant « des méthodes statistiques en médecine». Trop souvent,
médecins et chirurgiens vilipendent la statistique tout en nourrissant abondam—
ment leurs publications de pourcentages. Ils n’y croient pas, disent-ils, mais ils
basent sur eux leurs déductions, voire leurs décisions thérapeutiques, sans
s’inquiéter toutefois de leur valeur.
D’une longue et amicale collaboration avec l’auteur nous avons appris la
rigueur nécessaire à celui qui veut faire parler les chiffres. L’entrée de Daniel
Schwartz dans l’équipe des médecins et chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy
en tant que directeur de l’Unité de Recherches Statistiques‘de l’Institut National d’Hygiène nous a été d’un grand prot. lnséré entre les cliniciens et les
chercheurs, il a apporté aux premiers la rigueur dans la collecte des informa—
tions, et aui seconds, la précision dans la construction de leurs expériences.
Son arrivée parmi nous a soulevé un grand intérêt parmi les médecins plus
amateurs de chires que conscients des règles de la statistique. La connaissance
qu’il leur a donnée de la
de ces règles a entraîné une vague de déception, puis peu à peu, grâce à la clarté de son esprit et à la précision de ses
exposés, nous avons su faire un choix parmi ce qui était possible et ce qui était
illusion._
\
Cependant, il devenait le maître de la statistique médicale dans notre pays
et le chef d’une école appelée à transformer peu à peu l’attitude des médecins
envers la statistique. Grâce à lui est rattrappé le retard que le Corps Médical
français avait pris dans ce domaine.
Cet ouvrage, œuvre d’un ancien élève de l’École polytechnique devenu le
guide de nombreux médecins et chercheurs, témoigne de la réalité d’une col—
_
laboration indispensable à ceux qui, des faits, veulent tirer des orientations.
« Un nombre n’est pas premièrement un fait. Mais n’est—ce pas plutôt par
le nombre que la multitude devient un fait » (Alain).
La statistique est la science qui donne un sens à ce fait.
Il est très signicatif et le signe d’une heureuse évolution, que Daniel
Schwartz ait fait l’honneur à un chirurgien devenu carcinologue, de préfacer
cet ouvrage traitant « des méthodes statistiques en médecine». Trop souvent,
médecins et chirurgiens vilipendent la statistique tout en nourrissant abondam—
ment leurs publications de pourcentages. Ils n’y croient pas, disent-ils, mais ils
basent sur eux leurs déductions, voire leurs décisions thérapeutiques, sans
s’inquiéter toutefois de leur valeur.
D’une longue et amicale collaboration avec l’auteur nous avons appris la
rigueur nécessaire à celui qui veut faire parler les chiffres. L’entrée de Daniel
Schwartz dans l’équipe des médecins et chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy
en tant que directeur de l’Unité de Recherches Statistiques‘de l’Institut National d’Hygiène nous a été d’un grand prot. lnséré entre les cliniciens et les
chercheurs, il a apporté aux premiers la rigueur dans la collecte des informa—
tions, et aui seconds, la précision dans la construction de leurs expériences.
Son arrivée parmi nous a soulevé un grand intérêt parmi les médecins plus
amateurs de chires que conscients des règles de la statistique. La connaissance
qu’il leur a donnée de la
de ces règles a entraîné une vague de déception, puis peu à peu, grâce à la clarté de son esprit et à la précision de ses
exposés, nous avons su faire un choix parmi ce qui était possible et ce qui était
illusion._
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Cependant, il devenait le maître de la statistique médicale dans notre pays
et le chef d’une école appelée à transformer peu à peu l’attitude des médecins
envers la statistique. Grâce à lui est rattrappé le retard que le Corps Médical
français avait pris dans ce domaine.
Cet ouvrage, œuvre d’un ancien élève de l’École polytechnique devenu le
guide de nombreux médecins et chercheurs, témoigne de la réalité d’une col—
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laboration indispensable à ceux qui, des faits, veulent tirer des orientations.
