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Mise au point de bons outils de pêche
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La manœuvrabilité
‘°
Les vertus de la finesse et de la longueur ont leurs limites.
Au-delà d’un certain seuil, une ligne exagérément longue
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et fine ne vaut pas un kopeck tellement elle est embarrassante à manœuvrer. Elle est lente à mouiller, lente à rentrer '
quand on vérifie le bon fonctionnement du leurre. Par-dessus
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tout, plus elle est longue et fine, plus elle se prête à d’inex—
!
tricables perruques.
"
Pour se dégager des soucis matériels, pour consacrer son
temps à l’action utile et à l’observation, pour oublier l’accessoirs qu’est la manœuvre et concentrer son énergie sur le
principal qu’est la recherche du poisson, le pêcheur a besoin
d’une ligne facile à manœuvrer. ll doit rechercher, empiri—
quement, un_compromis entre la longueur, la finesse et la
manœuvrabilité de sa ligne.
Il va de Soi que la mise au point d’un matériel fonctionnel
n’est pas théorique. La théorie doit être vérifiée sur le tas
en des essais successifs, car combien d’idées géniales à la
'
maison se sont-elles révélées catastrophiques à la mer?
Le pêcheur méthodique passe son temps à procéder à des
comparaisons dont il enregistre les résultats avec objecti—
vité. Il teste les parties et le tout, les détails des parties et
l’harmonie du tout, jusqu’à ce point de maîtrise où il constate qu’il n’est plüs possible d’apporter des perfectionnements sensibles à ses outils, que le moment est venu, selon
_
la belle formule des Compagnons du Devoir, de les « servir >>
et d’en tirer la quintessence. << Entre la main et l’outil, écri—
vait Henri Focillon, commence une amitié qui n’aura pas
Ëe
fin. L’un communique
à l’autre sa chaleur vivante et le
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J.—C.
açonne perpetuellement. »
'
Lors de ce perfectionnement continu, garder continûment
à l’esprit les quatre mots clefs de l’expérimentation : imagi—
nation, objectivité, simplicité, pauvreté.
Imagination. ll y a toujours une solution heureuse à un
problème compliqué. Pas d’impatience et d’énervement,
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