Conclusion
377
l’ai fait des milliers de fois. Un accrochage? De l’avant-bras
replié en un centième de seconde, sans réfléchir, instinctivement, je raidis le corps de ligne. il tire? Ne pas s’arrêter
pour si peu, ça vient. Et continuons à racler, à asticoter, à
synchroniser la main qui palpe le corps de ligne et les genoux
qui poussent sur la barre.
Formidable, fantastique aisance, merci mon Dieu! A force
d’utiliser mes outils sur mon territoire, je pêche avec efficacité et j’éprouve de surcroît une merveilleuse sensation de
'
bien-être et de liberté. Le nirvana, dans lequel chaque
pêcheur peut s’anéantir lorsqu’il s’est procuré de bons outils
et qu’il s’est entraîné à les manier de la bonne manière.
’
Cependant si la maîtrise ‘ de l’outil est nécessaire à la
connaissance, elle n’est pas suffisante. Elle n’en est qu’un
'
'
'
degré. Un degré certes obligatoire, et important, mais un
degré seulement. Pour parvenir à la connaissance totale, il
reste à savoir détecter les lieux miraculeux où le poisson
abonde, Car à quoi bon posséder des outils parfaits s’ils sont
"
employés en des endroits déserts? Le secret fondamental du
-
…
,
succès, cen’est pas seulement l’outil, c’est aussi et davan—
tage l’aptitude à positionner les lieux de pêche, ces points
infinitésimaux sur la mer immense, et à découvrir leurs époques de rendement.
Jusqu’à maintenant, ce secret était jalousement gardé- On
en faisait toute une histoire, une science ésotérique réser—
vée à une caste d’initiés. Ces temps d’obscurantisme halieutique sont périmés. Ce secret sera divulgué
dans le deuxième
tome de cet ouvrage, qui y
est entièrement consacré.
En observant les derniers professionnels de la traîne, en interrogeant les ultimes survivants
de la marine en bois, il m’a
été permis, en effet, d’élaborer une procédure simple, empirique, facile à mettre en Œuvre sans électronique ruineuse,
_
applicable à toutes les mers, une procédure de bon sens pour
dénicher soi-même les lieux tant convoités où l’on prend du
poisson à pleins paniers.
À bientôt donc. Rendez-vous sur les lieux de pêche. N’oubliez
pas d’apporter vos outils.
Saint-Cloud, ier mai 1979.
Arradon, le: avril 1986.
_
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l’ai fait des milliers de fois. Un accrochage? De l’avant-bras
replié en un centième de seconde, sans réfléchir, instinctivement, je raidis le corps de ligne. il tire? Ne pas s’arrêter
pour si peu, ça vient. Et continuons à racler, à asticoter, à
synchroniser la main qui palpe le corps de ligne et les genoux
qui poussent sur la barre.
Formidable, fantastique aisance, merci mon Dieu! A force
d’utiliser mes outils sur mon territoire, je pêche avec efficacité et j’éprouve de surcroît une merveilleuse sensation de
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bien-être et de liberté. Le nirvana, dans lequel chaque
pêcheur peut s’anéantir lorsqu’il s’est procuré de bons outils
et qu’il s’est entraîné à les manier de la bonne manière.
’
Cependant si la maîtrise ‘ de l’outil est nécessaire à la
connaissance, elle n’est pas suffisante. Elle n’en est qu’un
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degré. Un degré certes obligatoire, et important, mais un
degré seulement. Pour parvenir à la connaissance totale, il
reste à savoir détecter les lieux miraculeux où le poisson
abonde, Car à quoi bon posséder des outils parfaits s’ils sont
"
employés en des endroits déserts? Le secret fondamental du
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succès, cen’est pas seulement l’outil, c’est aussi et davan—
tage l’aptitude à positionner les lieux de pêche, ces points
infinitésimaux sur la mer immense, et à découvrir leurs époques de rendement.
Jusqu’à maintenant, ce secret était jalousement gardé- On
en faisait toute une histoire, une science ésotérique réser—
vée à une caste d’initiés. Ces temps d’obscurantisme halieutique sont périmés. Ce secret sera divulgué
dans le deuxième
tome de cet ouvrage, qui y
est entièrement consacré.
En observant les derniers professionnels de la traîne, en interrogeant les ultimes survivants
de la marine en bois, il m’a
été permis, en effet, d’élaborer une procédure simple, empirique, facile à mettre en Œuvre sans électronique ruineuse,
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applicable à toutes les mers, une procédure de bon sens pour
dénicher soi-même les lieux tant convoités où l’on prend du
poisson à pleins paniers.
À bientôt donc. Rendez-vous sur les lieux de pêche. N’oubliez
pas d’apporter vos outils.
Saint-Cloud, ier mai 1979.
Arradon, le: avril 1986.
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