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Outils de la traîne àpoSte fixé
Il va sans dire qu’à défaut de vifs, les lignes de surface et
de pleine eau peuvent être boëttées avec des appâts. Leur
rendement ne vaut pas celui des vifs.
Lorsque beaucoup d’appâts ou de vifs sont concentrés
dans l’espace, il se passe un phénomène capital. Toutes ces
boëttes rassemblées émettent d’intenses efuves, qui attirent les poissons vers le bateau, comme un aimant attire la
limaille.
_
Un vivier ouvert dans la coque du bateau ou un « réserveux »
amarré sur l’arrière renforcent cette attraction, mais le
moyen de la multiplier par cent est d’utiliser systématiquement la strouille. Ah! la strouille!
La strouille
Ce matin, en me levant, j ’ai annoncé à ma très chère épouse :
<< Aujourd’hui, j’écris sur la strouille. >>
Elle m’a répondu : << Eh bien, ça va sentir bon! Je te
conseille d’ouvrir les fenêtres de ton bureau. >>
La strouille, strong ou broumiche, est une amorce naturelle
pour racoler les poissons en titillant leurs papilles gustatives. Providence des pêcheurs, elle est le calvairé*des na'ri—
nes sensibles.
Une bonne strouille ne s’improvise pas. Elle est impérative'
ment composée de produits d’une fraîcheur absolue : maquereaux, crabes verts, têtes de sardines quémandées àla contremaîtresse de la conserverie, rogue de morue achetée à la
coopérative des pêcheurs, etc.
Les poissons sont hachés au hachoir à viande. Les crabes
sont pilés avec un pilou de bois. Le tout est mélangé à du
sable fin, à des fragments de pain et à de la farine d’ara_
chide. Le sable permet d’amalgamer la strouille en boulettes qui se désagrègent lentement dans le courant. L’arachide
et la chair grasse du maquereau
laissent un sillage gras, le
graissin, visible et parfumé.
La strouille est un concentré d’odeurs que
le courant porte
au loin, à des distances stupéfiantes. Elle forme une
sorte
de chemin odoriférant que
remontent les errants
et qui les mène droit sur vos hameçons, l’appétit aigulsé a
souhait.
Outils de la traîne àpoSte fixé
Il va sans dire qu’à défaut de vifs, les lignes de surface et
de pleine eau peuvent être boëttées avec des appâts. Leur
rendement ne vaut pas celui des vifs.
Lorsque beaucoup d’appâts ou de vifs sont concentrés
dans l’espace, il se passe un phénomène capital. Toutes ces
boëttes rassemblées émettent d’intenses efuves, qui attirent les poissons vers le bateau, comme un aimant attire la
limaille.
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Un vivier ouvert dans la coque du bateau ou un « réserveux »
amarré sur l’arrière renforcent cette attraction, mais le
moyen de la multiplier par cent est d’utiliser systématiquement la strouille. Ah! la strouille!
La strouille
Ce matin, en me levant, j ’ai annoncé à ma très chère épouse :
<< Aujourd’hui, j’écris sur la strouille. >>
Elle m’a répondu : << Eh bien, ça va sentir bon! Je te
conseille d’ouvrir les fenêtres de ton bureau. >>
La strouille, strong ou broumiche, est une amorce naturelle
pour racoler les poissons en titillant leurs papilles gustatives. Providence des pêcheurs, elle est le calvairé*des na'ri—
nes sensibles.
Une bonne strouille ne s’improvise pas. Elle est impérative'
ment composée de produits d’une fraîcheur absolue : maquereaux, crabes verts, têtes de sardines quémandées àla contremaîtresse de la conserverie, rogue de morue achetée à la
coopérative des pêcheurs, etc.
Les poissons sont hachés au hachoir à viande. Les crabes
sont pilés avec un pilou de bois. Le tout est mélangé à du
sable fin, à des fragments de pain et à de la farine d’ara_
chide. Le sable permet d’amalgamer la strouille en boulettes qui se désagrègent lentement dans le courant. L’arachide
et la chair grasse du maquereau
laissent un sillage gras, le
graissin, visible et parfumé.
La strouille est un concentré d’odeurs que
le courant porte
au loin, à des distances stupéfiantes. Elle forme une
sorte
de chemin odoriférant que
remontent les errants
et qui les mène droit sur vos hameçons, l’appétit aigulsé a
souhait.
