La leçon magistrale des thoniers à voile 253
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69. LE GRÊEMENT DU TANGON
Le tangon du thonier était solidement maintenu à la place idoine
par les tractions opposées de la drisse (I ) et des deux bras (2 et 3).
tangons avaient été horizontaux, les 5 lignes principales
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auraient donc été espacées de 5 mètres. Mais les tangons
étaient inclinés à 45° et de ce fait les lignes étaient seule.
ment espacées de 4« mètres. Par contre, elles s’étageaient -.
en hauteur. ll y avait une différence de 3,50 m de hauteur
entre chacune des cinq lignes principales (voir illustration 70).
Les lignes de plomb, quant à elles, étaient si courtes et les—
.tées qu’elles plongeaient sous leurs voisines. Ainsi donc, en
combinant la longueur décroissante des lignes, leur espacement en largeur et leur étagement en hauteur, plusieurs
objectifs étaient atteints :
‘ L’ensemble des leurres couvrait une surface considérable,
pour ratisser large et simuler un banc immense.
‘ Certains leurres pêchaient près du bateau : pas de temps
perdu à remonter un poisson. D’autres pêchaient loin derrière : pour ne pas effrayer les poissons
anxieux.
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° Les lignes se croisaient à des niveaux différents et ne
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s’emmêlaient pas lorsque le thonier modifiait sa route. Les
plus longues passaient au-dessus et plus loin que les survantes (voir illustration 71).
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